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Les amateurs de sports extrêmes les connaissent déjà. De plus en plus de conducteurs adoptent les caméras embarquées pour enregistrer leurs trajets. Au-delà de l’aspect loisir, les images peuvent servir de preuve en cas d’accident ou de verbalisation, rappelle Le repaire des motards. De quoi intéresser les assureurs.

30 000 voitures en France

La «  dashcam  » a fait son apparition dans le monde de l’assurance automobile. Ce petit dispositif vidéo se fixe facilement à l’avant de n’importe quelle voiture. Si les assurances en Russie ont démocratisé cet usage, certains pays de l’Union Européenne comme l’Autriche et le Luxembourg l’interdisent. En France, la loi impose une autorisation préfectorale pour utiliser ces caméras sur la voie publique.

La Commission Nationale de l’Informatique et des Libertés (CNIL) exige aussi que l’enregistrement soit signalé de façon visible, afin de préserver la vie privée. A charge pour l’utilisateur des images de flouter les visages et les plaques d’immatriculation s’il souhaite diffuser l’enregistrement.

Certains assureurs proposent des «  dashcam  » avec jusqu’à 10% de remise sur la prime. 30 000 voitures en France auraient déjà adopté ce système.

Une aide d’appoint

Si l’usager installe de lui-même une caméra à bord de son véhicule, il a le droit de s’en servir en cas d’accident ou de verbalisation abusive. L’article 427 du Code de procédure pénale autorise l’automobiliste à produire les images enregistrées devant un tribunal, ou à les transmettre à son assureur. Néanmoins, le juge pénal prononcera son jugement «  d’après son intime conviction  ». Les forces de l’ordre gardent aussi le droit d’interpréter les images qui leur sont présentées.

L’utilisation de la vidéo offre donc une aide d’appoint, mais aucune garantie absolue. Il existe par ailleurs une différence entre les caméras fournies par les assureurs et les caméras personnelles. L’assureur demandera systématiquement les images de sa caméra en cas de sinistre, même si elles mettent en cause l’assuré. En revanche, aucune loi n’oblige le conducteur à transmettre à son assureur des images de sa caméra personnelle qui montrent qu’il est en tort.

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