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Le Dieselgate n’a pas fait disparaître les véhicules polluants. L’ONG Transport et Environnement (T&E) a dénombré 43 millions de véhicules diesel « sales » sur les routes de l’Union Européenne dans une étude publiée à Bruxelles (Belgique) ce mardi 18 septembre. Trois ans auparavant, l’Europe comptait 29 millions de voitures et fourgonnettes « très polluantes ».

Trois fois au-dessus de la norme

L’ONG dénonce un double discours de la part des constructeurs. Les moteurs diesel les plus récents seraient toujours aussi mauvais pour la qualité de l’air. « Les voitures continuent d’être optimisées pour bien se comporter lors des tests (d’émissions polluantes) et émettent bien davantage lorsqu’elles sont entre les mains des clients », estime T&E. Ces moteurs aux normes Euro 5 et 6 correspondant à une commercialisation postérieure à 2009.

T&E qualifie de « sales » 43 millions de véhicules, parce qu’ils émettent des oxydes d’azote (NOx) en quantité « au moins trois fois supérieure » à ce qu’autorise la réglementation en vigueur dans l’Union européenne. « Si l’Europe n’agit pas, ces voitures vont continuer de polluer l’air pendant des décennies, écourtant des vies », prévient l’association. Pour éviter ce désastre, T&E recommande de limiter la commercialisation et l’usage de tels véhicules.

La France championne de la saleté

Le phénomène ne frappe pas tous les pays membres de l’UE dans les mêmes proportions. La France serait le pays le plus touché par ce problème de pollution avec quelques 8,7 millions de « diesel sales » sur ses routes. Viennent ensuite l’Allemagne (8,2 millions) puis le Royaume-Uni (7,3 millions), l’Italie (5,3 millions), l’Espagne (3,2 millions) et la Belgique (environ 2 millions). Ce rapport arrive trois ans jour pour jour après le déclenchement du Dieselgate.

Le 18 septembre 2015, les autorités américaines révélaient la fraude du constructeur Volkswagen. Le constructeur avait admis avoir équipé 11 millions de véhicules d’un logiciel trompeur. Le scandale s’était ensuite étendu à d’autres constructeurs. L’Union européenne a depuis ouvert une enquête, rappelle Les Echos. BMW, Daimler, Audi, Volkswagen et Porsche sont soupçonnées d’entente illégale pour freiner l’essor des technologies anti polluantes.

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