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Le prix des pièces détachées de voitures françaises est trop élevé dans l’Hexagone si on le compare aux prix pratiqués dans le reste de l’Europe. Telle est le constat qui ressort du dernier Baromètre du SRA (Sécurité et Réparation Automobile). Cette association, à laquelle adhèrent toutes les entreprises d’assurance auto, a publié sur son site Internet le prix des pièces détachées en Europe.

Une pièce détachée peut coûter 56 % plus cher en France qu’en Grande-Bretagne

Relayé par le site spécialisé Caradisiac, le baromètre montre « qu’un bouclier avant de Renault Mégane 3 coûte 56 % plus cher en France qu’en Grande-Bretagne (222 euros hors taxes contre 346 euros HT), que la même pièce sur une Peugeot 208 coûte 50 % plus cher en France qu’en Pologne (207 euros contre 305 euros) ». Pour Citroën, le site prend exemple sur le pare-brise d’une C4. Il coûte 28 % plus cher en France qu’en Allemagne (217 euros contre 278 euros).

Des données qui ne sont pas du goût des assureurs qui répercutent les augmentations sur le prix des contrats. « La facture totale de la réparation-collision croît de 2,6 % en 2015, l’augmentation du coût des pièces s’élève, elle, à + 3,4 % », note Frédéric Maisonneuve, président de SRA. Ceci alors que certains assureurs, parmi lesquels la Maif, ont déjà annoncé une hausse des primes de 1,5 à 2,5 % en 2017.

« Des écarts inexplicables d’un point de vue industriel »

Le phénomène est d’autant plus étonnant qu’en y regardant de plus près, des marques comme Opel ou Volkswagen n’adoptent pas de telles pratiques dans leur pays d’origine. « Nous observons en effet jusqu’à 50 % de différence pour une même pièce d’un pays à l’autre, la France étant la plus chère. Des écarts inexplicables d’un point de vue industriel, observe le président de SRA. Il est tentant d’en déduire que le prix des pièces de carrosserie ne se réduit pas aux coûts des matières premières, de production, de logistique et autres, mais dépend bel et bien d’un prix de marché que seule la concurrence, par la vente pièces de qualité équivalente par exemple, pourra tempérer. »

Caradisiac rappelle qu’après une étude du secteur, l’autorité de la concurrence avait estimé en 2012 qu’il était souhaitable de conserver « une protection pour les pièces visibles dites de première monte ». Cependant, elle proposait « de lever, de manière progressive et maîtrisée, la restriction pour les pièces de rechange destinées à la réparation ». Onze pays de l’Union européenne avait adopté en droit cette « clause de réparation », toute comme les Etats-Unis et l’Allemagne dans les faits. Mais en France, la lever de bouclier fut telle dans le secteur de la pièce automobile qu’aucune mesure n’a été prise.

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