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Les investissements immobiliers ont baissé de 25 à 30 % l’an dernier au Royaume-Uni. Une baisse imputable à l’incertitude liée au Brexit, qui a gelé le marché immobilier d’entreprise londonien. Les investisseurs sont dans l’expectative de savoir combien d’entreprises vont quitter le pays en laissant leurs bureaux vacants, rapporte Le Figaro.

« En 2016 (…) Le Brexit a eu notamment pour effet de ralentir les velléités d’opérations spéculatives. Aujourd’hui, les promoteurs et les développeurs sont plus prudents », explique Anne Tolédano, responsable à Londres des activités de financement immobilier pour le Crédit agricole CIB. Pour l’heure, le taux de vacance du parc immobilier du centre de Londres est encore au plus bas (4,3 %). Les premières entreprises pourraient prendre la décision de quitter la capitale londonienne d’ici la fin de l’année.

Trois scénarios envisagés

Selon les trois scénarios du Brexit envisagés, un nombre plus ou moins important de cadres du secteur financier devra quitter la City de Londres. Un premier scénario de sortie du Royaume-Uni de l’Europe en douceur avec le « passeport financier » permettrait à la City de conserver son statut de premier centre financier européen. Seuls 10.000 emplois seraient amenés à quitter la capitale britannique.

Dans la deuxième hypothèse d’une sortie « modérée » avec de nouveaux traités commerciaux60.000 emplois quitteraient Londres. La troisième issue avec un « hard Brexit » chasserait 100.000 emplois. Une autre inconnue subsiste, le déménagement. « Il faut parfois de deux ans à deux ans et demi pour trouver un immeuble adéquat ailleurs et programmer le transfert de la société » explique Magali Marton, à la tête du département Recherche de Cushman & Wakefield.

Opération séduction !

De quoi inquiéter les autorités britanniques, qui tentent une opération séduction au Marché International des Professionnels de l’Immobilier (MIPIM) de Cannes (Alpes-Maritimes) pour promouvoir l’attractivité de leur pays auprès des investisseurs. De son côté, la région Île-de-France a lancé une offensive pour « convaincre le secteur financier de choisir la France ». « Nous voulons vraiment attirer les investisseurs et nous le faisons savoir sans complexe » déclare Othan Nasru, vice-président de la région Île-de-France en charge des affaires internationales.

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