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La réforme fait grincer quelques dents. C’est inscrit dans le budget 2018, l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF) se transforme en impôt sur la fortune immobilière (l’IFI). Le projet de loi de finances 2018 a été officiellement présenté ce mercredi devant la Commission des finances de l’Assemblée nationale.

150 000 personnes concernées

La mesure recentre l’ISF sur la seule « rente immobilière ». Une façon d’exclure du champ de l’impôt le patrimoine mobilier, l’épargne et les placements financiers. Le futur impôt concernera les patrimoines immobiliers nets supérieurs à 1,3 million d’euros. Il « devrait rapporter 850 millions d’euros » a déclaré Bruno Le Maire lors de la présentation du projet de loi. Pour rappel, l’ISF avait rapporté 4,1 milliards d’euros l’an dernier. Soit un manque à gagner pour l’Etat de 3,2 milliards d’euros.

Le nombre de contribuables redevables « devrait diminuer d’environ 40% » pour tomber à 150 000 personnes, selon le ministre. L’opposition n’a pas tardé à monter au créneau, dénonçant un cadeau fait aux plus riches. Leurs protestations se sont répandues sur les réseaux sociaux. « Incompréhensible : les lingots d’or, les voitures de course et les yachts ne seront plus taxés au titre du nouvel ISF » a tweeté mercredi Valérie Rabault, députée PS de Tarn-et-Garonne.

« Vivez dans un yacht, ça coûte moins cher »

Chacun y va de sa petite phrase. « Plutôt que d’acheter votre maison avec un PEL taxé à 30%, à partir de l’année prochaine, vivez dans un yacht, ça coûte moins cher » a surenchéri Olivier Faure, président du groupe PS à l’Assemblée. Les critiques se font aussi entendre dans les rangs de la majorité En Marche. « On n’a qu’une trouille, c’est que le syndrome des yachts nous explose à la figure » a confié un député LREM à Challenges.

La presse n’est pas plus tendre. « Les arbitrages rendus par l’Elysée confirment le choix d’ ‘alléger’ la fiscalité des plus aisés » s’agace Libération. Même son de cloche dans la presse régionale. « Un cadeau de trois milliards d’euros qui augmente le pouvoir d’achat, mais des plus riches » estime Maurice Bontinck, de la Charente Libre. Une impression confirmée par le Figaro, qui parle des « classes moyennes, ces vaches à lait que l’on pressure plus que de raison ».

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