Se désolidariser d’un prêt : dans quel cas ?

Plusieurs situations peuvent entraîner la désolidarisation des co-emprunteurs d’un prêt en cours. Voici quelques exemples récurrents :

  • Le décès d’un des co-emprunteurs. Cette situation entraîne l’intervention de l’assurance pour solder la partie du capital empruntée par la personne décédée. En termes de désolidarisation d’un prêt, il s’agit du cas le plus facile à régler.
  • Une séparation ou même un divorce ne désengage pas de manière automatique le co-emprunteur, et ce même s’il ne réside plus dans le logement financé par le prêt. Ce qui est nommé désolidarisation doit être accepté par le banquier, mais également par le co-emprunteur restant. Le désengagement d’un co-emprunteur en situation de séparation sera d’autant plus difficile en cas d’union libre.
  • Il y a également le cas de la désolidarisation du parent qui se porte co-emprunteur pour son enfant, d’un co-emprunteur en situation de surendettement ou d’un co-emprunteur sans revenus. Pour que le banquier accepte, il est indispensable que l’emprunteur qui poursuit le prêt soit capable de faire face à la dépense supplémentaire. La simple désolidarisation est insuffisante. En cas de défaillance de l’emprunteur, le banquier peut se tourner vers l’ancien co-emprunteur pour être payé. Il est par conséquent impératif que le prêteur renonce par écrit à poursuivre l’emprunteur désolidarisé.

Après la désolidarisation, l’ancien co-emprunteur reste copropriétaire

Si la lettre de désolidarisation de prêt immobilier est approuvée par la banque, le co-emprunteur ne participera plus au remboursement des échéances. Mais bien qu’il soit désengagé du prêt, il reste copropriétaire s’il l’était auparavant. Le prêt finançant l’acquisition et la propriété du bien immobilier sont en effet deux choses très différentes. Le fait de ne plus contribuer au financement de l’emprunt ne prive pas pour autant le copropriétaire de sa part du bien.

Il se peut que le banquier refuse la désolidarisation. Si tel est le cas, la solution est de procéder à un rachat de crédit. Une fois obtenu l’accord de principe, l’acte notarié devra être modifié et des frais seront automatiquement appliqués. Cette démarche est valable pour la plupart des cas : désolidarisation d’un prêt auto, d’un crédit immobilier, d’un crédit consommation, etc.

Désolidarisation d’un crédit immobilier et mise à jour de l’assurance

Dans le cadre d’une désolidarisation d’un prêt immobilier, la situation de l’assurance doit également être mise à jour. Au cas où l’emprunteur restant n’est pas couvert à 100 % par l’assurance, le contrat en cours doit être modifié afin que le prêt soit totalement garanti. Devenu seul emprunteur, il devra d’ailleurs souscrire une nouvelle assurance de crédit immobilier, celle précédemment souscrite ayant été résiliée. Dans la plupart des cas, l’assureur va imposer la soumission d’un nouveau questionnaire médical.

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Le conseil d'Hervé !
Dans le cas de la désolidarisation du co-emprunteur d’un crédit immobilier, celui qui reste doit reprendre la quote-part de l’assurance de l’ex-co-emprunteur. Sachez dans ce cas que vous pouvez très bien renégocier le taux d’assurance en fonction de la durée restante du prêt.

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