taux-d-interet-en-baisse

Taux d’intérêt négatifs et prêts à taux variables

En Belgique et au Danemark, certains emprunteurs ont eu l’agréable surprise de constater qu’ils devaient rembourser moins qu’ils avaient emprunté. En cause l’application de taux d’intérêt négatifs, conséquence des décisions prises par la BCE. Si l’application d’un taux positif majore d’autant le capital, il est logique qu’un taux négatif minore le montant de ce même capital. Cette situation peut-elle se produire en France ? Sans doute pas, et ce pour plusieurs raisons.

La première est le type de taux d’intérêt. Les emprunts concernés sont ceux souscrits sous la formule du taux variable, ce dernier étant indexé sur l’Euribor. En France, ce système ne concerne qu’environ 0,4 % des prêts consentis, 99,6 % des emprunts étant soumis à un taux fixé lors de la conclusion de l’emprunt et qui ne peuvent pas changer en cours de remboursement.
Même pour les 0,4 % de prêts à taux variables, il y a peu de chances pour les emprunteurs d’être payés pour rembourser. La plupart des taux variables de ces emprunts sont en effet capés, c’est-à-dire limités tant à la hausse qu’à la baisse. Un taux d’intérêt de 3 % capé à + ou – 1 % ne peut dès lors pas dépasser 4 %, mais ne peut pas non plus être inférieur à 2 %.

Pour fermer la porte à ce risque, certaines banques ont même supprimé les taux variables de leurs offres ou les ont sensiblement augmentés pour conserver une marge de sécurité. Ce risque d’emprunt à taux négatif est d’autant moins important en France que cette pratique est proscrite par le Code civil. Celui-ci précise en effet dans un de ses articles que l’emprunteur a l’obligation de rembourser au minimum l’intégralité du capital emprunté.

Une situation qui peut toutefois bénéficier aux emprunteurs français

Sous réserve que cette politique perdure au niveau de la BCE, les emprunteurs français pourraient toutefois tirer quelques bénéfices de cette situation. Alors que le taux d’intérêt moyen était de 3,5 % en 2010, il n’est plus que de 1,97 % en mars 2016. Pour les emprunteurs ayant emprunté sur 20 ans il y a quelques années, le rachat de crédit peut ainsi se révéler particulièrement intéressant.

Même s’ils ne sont pas négatifs, les taux d’intérêt actuels en France représentent une excellente opportunité en permettant de devenir propriétaire d’un même bien immobilier pour bien moins cher qu’il y a seulement 6 ans.

Ces taux très bas cumulés à une assurance emprunteur efficacement sélectionnée permettent des économies très loin d’être négligeables. Cette assurance à un tarif préférentiel se trouve aisément après avoir comparé les offres sur LesFurets.com. La simulation ne demande qu’environ 4 minutes et l’étape suivante de la souscription en ligne permet de réaliser des économies supplémentaires sur le montant annuel de la cotisation.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *