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La pauvreté et le mal-logement restent « étroitement liés dans notre pays ». Dans son rapport annuel publié le 2 mai dernier, l’Observatoire national de la pauvreté et de l’exclusion sociale tire la sonnette d’alarme. Les foyers modestes ne parviennent plus à se loger et risquent l’exclusion sociale, affirme l’organisme.

L’exclusion sociale des plus modestes

Le rapport de l’Observatoire reconnaît des « évolutions positives ». Le nombre de logements a augmenté de +1,1% entre 1996 et 2013. Ces habitations sont devenues plus confortables. Par ailleurs, la France compte davantage de propriétaires. En 2013, six ménages français sur dix (58%) étaient propriétaires. En revanche, les plus modestes restent exclus de ce cercle vertueux avec deux tiers de locataires. L’accès à la propriété est devenu « un marqueur social » important.

Logement insalubre, trop petit, mal adapté… La France compte 4 millions de mal-logés. Plus en détail, près de 780 000 personnes ne disposeraient pas d’un « vrai » logement, soit 1,2% de la population. Ce chiffre révèle l’importance de l’hébergement chez un tiers (actif de retour chez ses parents, seniors en cohabitation, etc.). Caravanes, roulottes, péniches, camping à l’année, abris de fortune et personnes sans abri… L’Observatoire se penche sur les formes particulières d’habitat.

Le « décrochage des classes populaires »

Ces « situations marginales de logement » auraient augmenté de +12 % en l’espace de quinze ans. Plonger dans l’extrême précarité et l’exclusion sociale représente une véritable angoisse pour les foyers les plus modestes. L’Observatoire évoque un phénomène de « décrochage des classes populaires ». Il y aurait en France 12,1 millions de personnes en situation de fragilité à cause du logement, d’après les chiffres du 27e rapport de la Fondation Abbé-Pierre.

L’Observatoire date cette crise du logement de la « deuxième moitié des années 2010 ». Le rapport indique que les plus modestes se concentrent de plus en plus dans les zones urbaines. Ces principaux bassins d’emploi se caractérisent aussi par une forte tension immobilière. Les plus touchés par le mal-logement sont « les familles monoparentales, les étrangers, les familles avec trois enfants ou les couples dont les deux membres sont sans emploi ».

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