En Ile-de-France, les propriétaires sont plus nombreux que les locataires. Les jeunes de 18 à 29 ans peinent cependant à acquérir un bien, souligne un rapport publié le 29 novembre dernier par l’institut d’aménagement et d’urbanisme d’Ile-de-France (IAU). La région ne compte actuellement que 13% de jeunes propriétaires, contre 12% en 1973.

Plus de propriétaires qu’il y a 40 ans

En 2013, l’Ile-de-France comptait 48% de propriétaires tous âges confondus contre 35% en 1973. Le nombre de jeunes possesseurs d’un bien a donc stagné ces 40 dernières années. « Les jeunes ont pâti de la faible progression de leurs ressources et de la forte hausse des prix des logements » analyse l’IAU. Sur la période étudiée, le parc locatif privé a diminué de moitié (24 % en 2013 contre 41 % en 1973). En revanche, le parc social a fortement progressé (24 % en 2013 contre 16 % en 1973).

Ces évolutions n’ont que peu profité aux jeunes Franciliens de 18 à 29 ans. Ils peinent à accéder à la propriété, mais aussi au logement social qui profite davantage aux familles. En 40 ans, la proportion de ces jeunes dans les logements sociaux a régressé de 2%. En conséquence, les jeunes de 18 à 29 ans se tournent de plus en plus vers le parc locatif privé « libre et meublé ». Ils étaient 59,5% en 2013, contre 51 % en 1973.

26,2 % des revenus destinés au loyer

Problème, les loyers dans le privé restent particulièrement élevés en région parisienne. Les jeunes consacraient en moyenne 26,2% de leurs revenus à leur loyer en 2013 (hors charges mais aides au logement comprises). C’est 2 fois plus qu’il y a 40 ans (13,1%) et plus du double de la part de revenus consacrée au logement dans le parc social (12,5%). Pire encore, cela représente un effort financier plus élevé que celui des acheteurs immobiliers (25,6% de leurs revenus).

Le marché immobilier francilien n’est pas favorable aux jeunes. « Le renchérissement du parc locatif privé, combiné à la disparition des logements à bas loyer de la loi de 1948, et surtout le manque de studio et de deux pièces dans le parc locatif social, que ne compense que partiellement l’offre de logements des communautés (foyers), peuvent être considérés comme pénalisants pour les jeunes ménages d’aujourd’hui » analyse l’IAU. Une situation plus défavorable que dans les années 1970 !

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