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Quelques chiffres pour 2019

Non, il n’y aura donc pas de baisse ou de relative stagnation des cotisations d’assurance pour 2019. Ces dernières années, les couvertures auto, habitation ou encore santé ont subi une augmentation de leurs tarifs. Et cette tendance à la hausse n’a pas l’intention de se calmer pour l’année prochaine.

En 2019, selon le cabinet Fact & Figures, l’assurance habitation devrait subir une hausse moyenne de ses tarifs comprise entre 1 et 2%, avec la majorité des contrats devant accuser une majoration entre 0 et 5%. Et même si les assureurs tardent à communiquer leurs chiffres pour 2019, leurs différentes politiques tarifaires devraient s’orienter en ce sens.

Hausse de l’assurance habitation : pour quelles raisons ?

Baisse, stagnation, hausse… Ces différentes évolutions dépendent de plusieurs facteurs dans le secteur de l’assurance habitation.

Le poids des catastrophes naturelles

En effet, une augmentation du nombre de catastrophes naturelles durant une année accroît le nombre de sinistres, et donc le montant des réparations des logements concernés que doivent supporter les assurances. Cette augmentation des prises en charges financières, les assureurs la répercutent sur leurs tarifs, qui deviennent alors plus chers.

Pour donner une idée, 2018 a été une année riche en événements naturels (inondations, orages, tempêtes…), ce qui a coûté cher aux assurances. Pour une compagnie, elle aurait même été l’année la plus coûteuse après 2009 !

L’entrée en vigueur de la loi Hamon en 2015

À cette époque-là, elle a poussé les assureurs à modérer leurs hausses de tarifs afin de ne pas voir s’échapper leurs clients vers la concurrence. Désormais, quelques années plus tard, la rentabilité qu’ils connaissaient sur leurs différents produits d’assurance s’était quelque peu perdue en chemin, ce qu’ils rattrapent avec les hausses que l’on connaît actuellement.

L’augmentation de l’indice FFB de la Fédération Française du Bâtiment

Calculé tous les trimestres, il est déterminé à partir du prix de revient d’un immeuble de rapport de type courant à Paris. Il prend alors en compte le coût total des éléments entrant dans la composition de l’immeuble (matériaux, main d’oeuvre, taxes…), mais sans la valeur des terrains et la fréquence des sinistres.

Les assurances vont en fait utiliser cet indice afin de réviser régulièrement le montant des primes d’assurance de leurs contrats habitation. Ainsi, tous les ans, l’assureur va réévaluer ses cotisations selon l’indice en cours. Si l’indice FFB a augmenté par rapport à l’année précédente, la cotisation de l’assuré augmentera de même.

Et justement, l’indice FFB n’a pas arrêté d’augmenter depuis le premier trimestre 2016, passant de 929,5 à 987,5 pour le troisième trimestre 2018. Une telle hausse contraint ainsi les assureurs à accroître les prix de leurs contrats.

L’augmentation des « petits incidents » à domicile

Les logements auraient également subi une augmentation des « petits incidents », avec entre autres des incendies ou des dégâts des eaux. En période de crise ou dans un contexte où le pouvoir d’achat est un sujet très sensible des français, de nombreux logements demeurent moins bien entretenus, et donc plus propices à l’apparition de sinistres en tous genres.

De même, l’augmentation du nombre d’appareils électriques à domicile est un facteur de la hausse des accidents, ce qui amène les assureurs à accroître leurs prises en charge et, par la suite, leurs tarifs de contrats habitation.
Augmentation des primes d'assurance habitation

Comment limiter cette hausse dans vos contrats d’assurance habitation ?

Disposer d’un très bon profil aux yeux de son assureur

Il faut savoir que selon votre profil, l’ampleur de cette hausse ne sera pas ressentie de la même manière. En effet, les « bons et très bons profils » pourront éventuellement subir la hausse malgré tout, mais auront peut-être droit à une stagnation de leur prime, voire une diminution grâce aux primes de fidélité, et autres. En revanche, les « mauvais et très mauvais profils » pourront se voit encore plus pénalisés que les autres, avec une forte augmentation de leur prime.

Il est alors très important de garder un dossier le plus « clean » possible pour l’assureur afin de limiter la hausse de sa prime malgré les tendances du secteur.

Ce que vous permet la loi Hamon

La loi Hamon pourrait être votre plus grand allié pour limiter l’impact de la hausse des tarifs de l’assurance habitation.

La fidélité ne paye pas vraiment en assurance : c’est pour cela qu’il vous sera fort utile, et parfois nécessaire si votre prime venait à augmenter de manière très marquée, de sonder le marché à la recherche de nouveaux assureurs susceptibles de vous offrir un contrat moins cher et plus avantageux. Et justement, la loi Hamon vous permet de changer d’assurance habitation après un an d’ancienneté chez un assureur, et ce sans frais, sans pénalités et sans justificatif (pour ce dernier point, à condition que votre résiliation se réalise à l’échéance annuelle).

De plus, profitez du fait que les tarifs en assurance soient plus intéressants à la souscription, notamment pour les nouveaux clients, c’est-à-dire vous.

Pour changer d’assurance habitation, rien de plus simple : il suffit de comparer les offres d’un maximum d’assureurs afin d’avoir le plus de chance de tomber sur une offre adaptée et avantageuse financièrement parlant. Mettre en concurrence les compagnies d’assurance, voilà ce qu’il faut retenir !

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    1 commentaire(s)

    1. Serge

      Hausse de 10% de la cotisation assurance habitation à la MAAF en 2019 par rapport à 2018 et ceci sans sinistre.

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