Faut-il montrer la réalité d’un accident de la route, aussi crue, violente et difficile soit-elle, pour sensibiliser automobilistes et motards aux dangers de la circulation ?
Si la question ne se pose pas encore en France, la police britannique a déjà tranché en choisissant de diffuser les images d’un accident se terminant par la mort d’Andrew Prose, un motard de 46 ans, qui a perdu la vie en 2008.

Le jour de l’accident, au moment du crash, Andrew était suivi de près par l’un de ses amis qui filmait leur randonnée à deux-roues. Les images, confisquées par la police, montrent donc le motard entrer en collision avec un véhicule qui se déporte au moment où il tente de le dépasser. Alors en pleine accélération, le Britannique roule à 160km/h… et c’est l’impact. Le motard passe ensuite sous un véhicule qui arrive sur l’autre voie, en face de lui. Il meurt sur le coup, décapité.

Marquer les esprits avec des images fortes

Sur la vidéo originale qui dure 21 minutes, on voit les deux amis faire des pointes jusqu’à 275 km/h et dépasser plus de 30 fois la limite autorisée. La police a extrait un peu plus de trois minutes du film d’origine. Trois minutes qui s’achèvent sur l’accrochage fatal.

Les autorités britanniques ont souhaité marquer les esprits avec ces images fortes, alors qu’outre-Manche, comme en France d’ailleurs, les accidents de moto seraient trois fois plus souvent mortels que ceux impliquant une voiture ou un vélo. Si au Royaume-Uni, comme dans d’autres pays européens, la politique répressive ne suffit plus à réduire le taux de mortalité routière, l’impact de ce genre d’images violentes n’est pas encore scientifiquement mesuré. Ces initiatives participent cependant, dixit les associations, à une meilleure sensibilisation des usagers de la route et donc, à limiter le nombre de motards tués sur les routes.

Et vous, qu’en pensez-vous ?

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