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Le secteur de l’assurance joue de plus en plus la carte de la transparence. Cette tendance accompagne le développement des assurtech mais concerne aussi les assureurs traditionnels, rapporte Les Echos ce vendredi 27 juillet. La pratique venue du monde anglo-saxon se répand en France.

Expliquer les refus d’indemnisation

Pour développer leur portefeuille client, les assureurs veulent gagner la confiance du grand public. Aviva s’est prêté au jeu avec la publication début juillet d’un rapport sur sa gestion des sinistres en 2017 au Royaume-Uni. Le premier assureur britannique voulait redorer l’image de sa profession, soupçonnée de rechigner à verser leurs indemnités aux assurés. Plus d’un Britannique sur deux (55%) croit que son assureur cherchera la moindre faille pour éviter de payer.

Aviva affirme avoir accepté 96% des demandes d’indemnisation de ses clients britanniques en 2017. Comprenez 962 000 dossiers, particuliers et professionnels confondus. Dans un style très didactique, Aviva expose les raisons les plus courantes pour motiver un refus d’indemnisation. L’assureur rappelle que le cas de figure le plus ordinaire concerne un sinistre que le contrat d’assurance ne couvre tout simplement pas. Une bonne raison pour bien lire avant de signer !

Chercher des pistes d’amélioration

Chez les assurtech, la transparence devient une marque de fabrique. Aux Etats-Unis, Lemonade utilise ce levier pour s’imposer sur le marché de l’assurance habitation. L’assureur revendique une signature de contrat numérique en 90 secondes. L’entreprise assure également indemniser la majorité de ses clients en temps réel grâce à l’intelligence artificielle. Pour prouver ses dires, Lemonade publie régulièrement sur son blog « Chroniques de la transparence ».

Cette stratégie inspire l’assurtech française Alan, qui s’est positionnée sur le créneau santé-prévoyance. « Notre ratio sinistres sur primes était de 64 % en 2017. En clair, pour 100 euros collectés, on rembourse en moyenne 64 euros de frais de santé », écrit son cofondateur Charles Gorintin sur le blog de l’entreprise. « La transparence, c’est aussi partager ce qu’on ne fait pas bien », précise-t-il. Dans une optique d’amélioration, bien entendu. Faute avouée, à moitié pardonnée.

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