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Algorithmes toujours plus pointus, « machine learning » ou Big Data… Les assureurs disposent de nouveaux outils numériques. L’analyse des données personnelles des clients permet d’individualiser les contrats. Les assureurs peuvent même identifier ainsi de nouveaux risques à couvrir, rapporte Les Echos ce mercredi.

Des outils pour anticiper les besoins

La technologie numérique représente une véritable aubaine dans le secteur de l’assurance. L’exemple le plus spectaculaire reste un logiciel d’analyse faciale, développé par la startup Lapetus Solutions créée en 2014 en Caroline du Nord (Etats-Unis). Son outil Chronos Life insurance permettrait d’estimer l’espérance de vie d’un assuré à partir de sa photo. Sans recourir à de telles méthodes, les assureurs utilisent déjà toute une série d’algorithmes.

L’intelligence artificielle (IA) permet déjà aux assureurs d’identifier les incohérences dans les contrats, les tentatives de fraude mais aussi de nouveaux risques à couvrir. Certains robots d’assurance scrutent déjà les réseaux sociaux, pour analyser les comportements des consommateurs. Une façon de détecter un changement de vie comme un projet immobilier, par exemple. L’assureur pourra ensuite proposer une assurance multirisque habitation, ou une assurance emprunteur.

L’aubaine des objets connectés

Les objets connectés fournissent une grande quantité d’informations précieuses. Domotique, boîtiers « pay as you drive » dans les véhicules (Allianz, Direct Assurance d’AXA ou Amaguiz de Groupama), objets de santé connectés… Les assureurs lorgnent sur les données que les consommateurs produisent sur leurs propres habitudes. Ces éléments leur permettent d’ajuster les contrats selon les risques pris par les clients, ou de donner des conseils de prévention.

Les actuaires (généralistes de la gestion du risque) pratiquent déjà la segmentation. Objectif, identifier les risques les plus intéressants pour offrir des contrats à moindres coûts. Ces technologies à disposition des assureurs posent cependant question. Les assureurs pourraient se concentrer uniquement sur les « bons clients », quitte à exclure les plus fragiles du marché de l’assurance, avertit Pascal Demurger, directeur général de la MAIF.

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