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En zone rurale, les habitants doivent parfois parcourir plusieurs kilomètres pour pouvoir retirer de l’argent. Pour y remédier, le Sénat a adopté une proposition de loi destinée à lutter contre la désertification bancaire, a rapporté Les Echos ce mercredi 26 décembre.

Les espèces restent incontournables

Pour Eric Gold, sénateur radical du Puy-de-Dôme à l’origine de cette proposition, il était urgent de légiférer pour limiter la casse. « En milieu rural, les gens sont parfois contraints de faire 30 kilomètres pour retirer de l’argent (…) Si des systèmes de distribution de cash par les commerçants (cash back) existent, ils ne sont pas disponibles partout », explique-t-il.

Les alternatives au paiement en espèces restent rares. La problématique du désert numérique s’ajoute parfois à celle du désert bancaire. « Certains commerçants ne sont pas équipés en terminaux de paiements, parfois à cause de leur coût et aussi parce qu’ils sont en zone blanche et n’ont pas de connexion numérique suffisante pour s’équiper », détaille le sénateur.

De nouvelles obligations pour les banques

Dans sa version définitive, le texte impose de nouvelles obligations aux banques. Ces dernières devront systématiquement avertir les communes de leurs projets de fermeture de distributeurs automatiques de billets (DAB). Elles devront aussi installer un nouveau DAB dans un rayon de 10 kilomètres, s’il s’agissait du seul distributeur disponible dans le secteur.

La proposition de loi permet aux communes situées en zones blanches de faire appel au fonds d’intervention pour les services, l’artisanat et le commerce (Fisac) afin de financer l’installation d’un DAB. Cette solution qui risque cependant d’être mise à mal par l’extinction du Fisac prévue au budget 2019. Le texte doit désormais être étudié par l’Assemblée nationale.

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