PayPal se rapproche des services bancaires traditionnels. Le géant des paiements en ligne propose à certains de ses clients des cartes de crédit, rapporte The Wall Street Journal. Les utilisateurs peuvent retirer de l’argent au distributeur automatique, déposer des chèques et même souscrire des prêts personnels.

Collaboration avec les banques

Ce nouveau produit permet aussi aux employeurs de verser le salaire de leurs personnels, précise Tom’s Guide. PayPal espère attirer à terme des profils de clients sans compte bancaire. Pour l’heure, la carte de crédit PayPal reste en phase expérimentale. Si le test grandeur nature s’avère concluant, PayPal pourrait généraliser ce service au début de l’été 2018. C’est un véritable pivot pour l’entreprise, qui n’a pas le statut de banque.

PayPal ne possède pas de licence d’établissement bancaire aux États-Unis. En théorie, l’entreprise ne peut pas fournir de services bancaires à ses clients. PayPal collabore avec plusieurs établissements bancaires sous-traitants. Une banque du Delaware (Etats-Unis) gère les cartes de débit. Un établissement de Géorgie (Etats-Unis) s’occupe des dépôts de chèque, via une photo prise au smartphone. Une banque de l’Utah propose les prêts personnels.

Un service presque gratuit

Le géant américain du paiement en ligne ne facture ni frais mensuels ni soldes minimums pour ces services. En revanche, une commission s’applique aux retraits via un distributeur de billets hors du réseau PayPal. « Pour les gens qui n’ont pas de cartes de crédit et de débit, nous voulons leur donner quelque chose pour qu’ils ne se tournent pas vers les cartes prépayées », explique à TechCrunch Bill Ready, vice-président exécutif chez PayPal.

Ce nouveau service pourrait à terme toucher 30 millions d’Américains, estime PhoneAndroid. Les éventuels futurs clients appartiennent aux couches les plus modestes de la société. PayPal a conçu son offre pour leur permettre de réaliser des économies de frais bancaires. Les Français modestes ne sont pas les seuls à payer cher leurs frais bancaires. Les Américains dépenseraient en moyenne 9,5% de leurs revenus en intérêts et frais facturés pour des services financiers.

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