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En cas de difficulté financière, gare aux frais bancaires supplémentaires. Le client standard s’acquitte en moyenne de 34 euros par an à cause de son solde débiteur, rapportait 60 Millions de consommateurs ce jeudi. Ce montant se multiplie quasiment par 10 en cas de difficultés de paiement, pour atteindre 296 euros.

« Une ahurissante mécanique de tarification »

Dans le détail, 1 foyer en difficulté sur 5 a même dû régler la somme de 500 euros en 2016. Commissions d’intervention, frais de rejet, lettre d’information pour compte débiteur… « Les réseaux bancaires ont mis en place une ahurissante mécanique de tarification » juge l’association. Ces frais multiples s’ajoutent aux traditionnels agios. Pour rappel, ces intérêts se déclenchent quand un compte n’est pas assez approvisionné pour faire face à un ordre de paiement.

60 Millions de consommateurs a mené l’enquête avec l’Union nationale des associations familiales (Unaf). Résultat, les consommateurs les plus ponctionnés ne seraient pas les plus fragiles. « Ceux qui touchent 1 000 euros par mois versent en moyenne 154 euros, alors que ceux qui gagnent en moyenne 2 000 euros par mois, salariés du public comme du privé ou retraités, sont prélevés de 352 euros » pointent les deux organismes.

30% à 35% du chiffre d’affaires des banques

Les clients ne savent généralement pas que ces frais sont automatisés. En cas de paiement sur un compte dont le découvert va être dépassé, l’établissement bancaire préfère payer plutôt que d’avertir le client. Une façon d’engranger un bénéfice grâce aux agios… « et surtout une commission d’intervention de 8 euros censée rémunérer l’analyse de la situation par le conseiller » précise 60 Millions de consommateurs. C’est le maximum légal.

Pourtant, 54% des conseillers n’interviennent pas eux-mêmes dans le processus. L’ordinateur propose et le conseiller l’accepte. Difficile de faire jouer la concurrence. Seules les banques en ligne et banque postale (6,90 euros) pratiquent d’autres tarifs. Même chose pour la commission de rejet d’un chèque. Ces frais représentent 6,5 milliards d’euros de chiffre d’affaires par an, soit 4,9 milliards de résultat net… c’est-à-dire 30% à 35% du chiffre d’affaires des banques de détail.

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