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Le combat contre les frais d’incidents bancaires continue. Ce mardi 5 septembre, le gouvernement a annoncé l’instauration d’un plafond de 200 euros pour les clients les plus fragiles dans le cadre de « l’offre spécifique ». L’UFC-Que choisir dénonce un « pis-aller », qui laisse de côté les autres utilisateurs.

Un « quasi blanc-seing »

D’après l’association de consommateurs, le gouvernement se trompe de cible. L’UFC dénonce un « quasi blanc-seing laissé aux banques » françaises. Un client sur quatre serait contraint de payer des frais bancaires chaque année. Les établissements génèrent 6,7 milliards d’euros annuels de « frais-sanctions », soit une moyenne de 131 euros par consommateur en 2018. « Les malheurs des consommateurs font le bonheur des banques », s’indigne l’UFC.

L’association déplore que les consommateurs ne puissent « pas faire jouer la concurrence pour ce type de prestation ». Pour les banques, les incidents bancaires garantissent une marge moyenne de 86%. Comptez 84% de surfacturation pour les lettres d’information pour compte débiteur non autorisé. Chaque courrier serait facturé 2,5 euros, pour un tarif moyen de 11,65 euros par consommateur. De quoi favoriser la cascade des frais bancaires.

Plus de transparence

L’UFC pointe du doigt les commissions d’interventions qui accablent les plus fragiles. L’association cite même un cas qui aurait donné lieu à 113 facturations. La loi fixe un maximum de 8 euros par commission d’intervention avec un plafond de 80 euros par mois. Cette limite se divise par deux pour les clients en situation financière difficile. Ils ne pourront pas payer plus de 4 euros par commission d’intervention, avec un plafond de 40 euros mensuels, rappelle L’Express.

Pour mieux protéger les consommateurs, l’association demande à l’Etat d’augmenter le nombre de prestations bancaires soumises à un plafond de frais d’incidents. Cette mesure demande aussi de limiter les frais automatiques. L’association réclame une norme pour les libellés et le séquencement des frais, une redéfinition des critères pour entrer dans la catégorie des consommateurs fragiles, et davantage de transparence de la part des banques.

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