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Les agios, c’est quoi ?

Dans l’esprit de tous, les “agios” sont systématiquement associés au découvert bancaire. On pense à ces frais prélevés par la banque lorsque notre compte passe sous la barre du 0. Il s’agit pourtant d’une définition plus large : les agios désignent en fait toutes les sommes que prélèvent les banques pour le fonctionnement d’un compte courant, qu’il soit à découvert (on parle alors d’intérêt débiteur), ou non. Le mot “agio” trouve d’ailleurs son étymologie dans l’italien “aggiungere, “augmenter”, qui désignait au XVIIIème siècle la différence entre l’argent placé en banque et l’argent courant. Toutefois, c’est bien la définition d’intérêts débiteurs qui nous intéresse ici, puisque c’est celle qui pénalise le plus les consommateurs. Le montant des agios peut être problématique dans certains cas et varie en fonction de la politique des établissements bancaires.

Pourquoi la banque me prend-elle des agios ?

Les banques considèrent que, pour fonctionner normalement, un compte doit être positif ou “créditeur”. Elles peuvent tolérer un certain écart, qu’on appelle “découvert autorisé”. Il s’agit d’un montant négatif sur votre compte à ne pas dépasser, négocié en amont, et qui vous permet tout de même de continuer à effectuer des paiements. Ce découvert autorisé s’avère très utile en fin de mois, ou pour aider les entrepreneurs à gérer les aléas de trésorerie. En contrepartie de ce découvert autorisé qui constitue un “risque” pour les banques, ces dernières vont facturer le manque de liquidité. À chaque paiement émis depuis un compte à découvert, un pourcentage est prélevé : ce sont les fameux agios.

Ces derniers sont divisés en deux catégories : les agios proportionnels, calculés de manière proportionnelle au découvert, et les agios forfaitaires où la banque applique un minimum forfaitaire sur chaque découvert, et quel que soit son montant.

Comment sont calculés les agios ?

Le montant des agios varie d’une banque à l’autre. En revanche, il existe un plafond que les banques n’ont pas le droit de dépasser, et qui doit rester égal ou inférieur au taux d’usure défini par la Banque de France. Ce taux est annuel, et ne dépasse généralement pas les 20% (il se situe en moyenne entre 10 et 20%). Pour le connaître, adressez-vous à votre banque, mais sachez qu’il est généralement indiqué sur vos relevés de compte.

Pour calculer les intérêts débiteurs, votre banque va tenir compte :

  • de ce taux d’intérêt appliqué à la somme débitrice
  • du nombre de jours auxquels vous avez été à découvert

Ainsi, la formule des agios est la suivante : agios = (montant du découvert x durée du découvert x taux de la banque) / nombre de jours dans l’année. À vos calculettes !

Parlez-vous agios ?

Pour y voir plus clair dans la jungle du jargon bancaire, voici quelques notions de base que vous retrouverez souvent en parlant d’agios :

  • Découvert : nous en parlions plus haut, il s’agit de la situation dans laquelle votre compte est débiteur, c’est-à-dire en négatif (l’inverse de créditeur).
  • Arrêté de compte : cette opération consiste à déterminer le montant du solde d’un compte, par la soustraction de l’ensemble des retraits et l’ajout de la totalité des dépôts, permettant ainsi de connaître précisément la situation de celui-ci à une date déterminée. Disons plus simplement qu’il s’agit d’une photographie de vos comptes à un instant T.
  • Commission d’intervention : il s’agit des frais prélevés par la banque lorsque votre compte est débiteur (à découvert). Depuis 2014, ce montant est plafonné à 8 euros par incident et 80 euros par mois.
  • Ticket d’agio : il s’agit de la facture de vos agios. Elle récapitule le détail des sommes prélevées par la banque ainsi que les différentes commissions qui ont été imputées.

Comment payer moins cher ses agios ?

Si le prélèvement d’agios est fatal pour tous les comptes dans le rouge, il est néanmoins possible d’agir. Commencez par négocier avec votre banque.Cette négociation dépendra de votre “profil” bancaire : le fonctionnement de vos comptes, votre situation globale et votre capacité de remboursement, votre fidélité à l’organisme bancaire etc. Si vous êtes client de longue date, que vous êtes souvent à découvert mais que ce dernier est faible et toujours résorbé le mois suivant, alors vous êtes tout à fait en mesure de négocier auprès de votre banquier. Incitez-le à faire un geste commercial : augmenter votre découvert autorisé pour éviter de futurs frais de forçage, par exemple.

Votre banquier ne veut rien entendre ? Pas de problème : la loi sur la mobilité bancaire vous permet d’opter pour un nouvel organisme plus facilement. Il est peut-être temps pour vous de changer de banque !

Le conseil d'Hervé !
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