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Les réseaux Internet et leurs origines

Une fois les bases d’Internet conceptualisées, il fallait trouver un moyen pour que le grand public dispose d’un réseau Internet au travers d’un protocole uniformisé. C’est en juillet 1977 qu’est présenté le protocole TCP/IP, toujours en exploitation aujourd’hui et véritable socle d’internet. Dès lors, l’ensemble des serveurs Internet de la planète pouvait communiquer entre eux. Il restait toutefois à développer une technologie permettant aux particuliers et aux entreprises de se connecter à cet immense réseau Internet.

Un ordinateur ou tout autre appareil de ce type utilise en effet des données numériques. Si exploiter le réseau téléphonique est rapidement apparu comme un lien incontournable pour se connecter à Internet, il fallait concevoir un appareil capable d’interpréter les données analogiques véhiculées par la ligne téléphonique en données numériques exploitables par un ordinateur. C’est ainsi qu’a été créé le modem, ou modulateur-démodulateur.

Le RTC (Réseau Téléphonique Commuté)

Les premiers modems accessibles au grand public se présentaient soit sous la forme d’un boîtier externe, soit sous celle d’une carte insérée dans un des slots de l’ordinateur. Dans les deux cas, cet appareil était relié à la prise téléphonique. Une fois connecté, le modem interdisait évidemment l’utilisation de la ligne téléphonique pour un autre usage.

De quelques centaines de bauds/secondes, les modems ont évolué pour passer progressivement de 33 (kilooctets)/s à 56 ko/s. Les communications étaient facturées par France Télécom au même tarif que celles téléphoniques, ce à quoi il fallait ajouter le prix de l’abonnement pour accéder aux services Internet.

Le réseau Numéris

Apparue vers 1990, la technologie RNIS se présente comme le précurseur du futur ADSL et du haut débit. Les signaux sont cette fois 100% numérique et la partie téléphonie est séparée de celle des datas. Si le débit maximal est de 2 Mbit/s, la plupart des abonnés ont accès à un canal de 64 kb/s. S’il est possible d’utiliser les deux canaux pour se connecter à Internet, soit une connexion à 128 kb/s, le montant de la facture s’en trouve tout de même majoré.

Un des freins au développement de RNIS auprès du grand public sera d’une part le coût de l’installation (près de 100€) et d’autre part celui de l’abonnement (un peu plus de 20€). Il fallait également ajouter les 80€ que coûte l’adaptateur RNIS. En contrepartie, cette technologie offre un débit constant, ce qui est loin d’être le cas du RTC.

Les réseaux ADSL

Un tournant majeur de la démocratisation d’Internet a été l’arrivée des réseaux ADSL à la fin des années 90. Le sigle ADSL vient de l’anglais Asymetric Digital Subscriber Line », ou « liaison numérique asymétrique » en français.

L’ADSL

Sans trop entrer dans des considérations techniques, sachez que l’ADSL fonctionne sur la base de fréquences dédiées et inaudibles pour l’oreille humaine, soit comprise entre 25 kHz et 1 MHz. Cette zone de fréquence est ensuite découpée en deux parties distinctes :

  • Une pour les données dites montantes (de l’abonné vers Internet), désigné par l’upload.
  • Une pour les données descendantes (d’Internet vers l’abonné), désigné par le download.

Les données sont transportées par paquets par l’intermédiaire de porteuses disposant de fréquences définies. Du fait qu’il est techniquement impossible d’avoir le même débit dans les deux sens pour ne pas que les porteuses interfèrent entre elles, c’est le débit ascendant qui a été privilégié.

C’est ce qui explique que dans une offre Internet, le débit est précisé sur une valeur ascendante et une autre descendante. Pour des raisons commerciales, c’est le plus souvent le débit ascendant qui est mis en avant.

Débit, avantages et inconvénients de l’ADSL

En théorie, le réseau ADSL offre un débit maximal de 13,7 Mb/s. Dans la pratique, ce débit est sensiblement inférieur en raison d’un phénomène d’affaiblissement du signal lié à la distance entre le répartiteur (DSLAM) et le lieu où est installé la box Internet. Cet affaiblissement est exprimé en décibels (dB).

Dans le cas d’un bout de ligne présentant un affaiblissement supérieur à 70 dB, l’utilisateur ne peut pas bénéficier de l’Internet haut débit. En cas d’affaiblissement supérieur à 40 dB, c’est la télévision par Internet qui devient inaccessible. En tant qu’abonné ADSL, la localisation de votre logement peut donc être une énorme contrainte comme elle peut être un avantage.

Le VDSL

Si l’ADSL a été le pionnier de l’Internet haut débit, il est à présent supplanté par le VDSL (Very High Bit Rate Digital Subscriber Line) et sa variante VDSL2. Comme pour les réseaux ADSL, les réseaux VDSL utilisent la même paire de cuivre et partagent la même infrastructure.

Débit, avantages et inconvénients du VDSL

Cette nouvelle technologie de réseau ADSL permet d’atteindre un débit moyen pouvant aller de 15 à 100 Mb/s contre une fourchette allant de 1 à 20 Mb/s pour l’ADSL.

Le VDSL2 est une amélioration du VDSL permettant de développer de nouvelles offres telles que le « Triple Play » qui associe Internet, téléphone et un bouquet de chaînes de télévision.

Si la famille du VDSL présente de nombreux avantages, cette technologie n’est pas sans certains inconvénients. Parmi la plus marquée, signalons le phénomène dit de diaphonie qui se traduit par une diminution assez importante du débit de connexion en raison d’interférences électromagnétiques.

Il est ainsi estimé que la distance maximale pour bénéficier du débit le plus élevé en VDSL ou VDSL2 est de 1,5 km entre le répartiteur et la box Internet de l’utilisateur. Le coût de l’abonnement étant plus élevé en VDSL, il est recommandé aux utilisateurs dont la liaison dépasse les 1,5 km d’opter pour un abonnement ADSL.

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Les réseaux fibre optique

Depuis l’époque du RTC, Internet s’appuie sur la devenue mythique paire de cuivre. Bien qu’ayant fait ses preuves, cette technologie atteint aujourd’hui ses limites du fait d’une demande croissante de haut débit de la part des utilisateurs, mais aussi des fournisseurs de services.

D’abord apparue dans certaines grandes villes, le réseau fibre optique gagne progressivement du terrain pour atteindre des agglomérations secondaires en termes de densité de population.

En supplément d’un débit nettement supérieur à celui permis par la paire de cuivre, le réseau fibre optique permet également de s’affranchir des opérations de dégroupage, un fournisseur d’accès n’ayant plus besoin de passer par les centraux téléphoniques de l’opérateur historique.

Le réseau très haut débit de la fibre optique

Le terme de fibre optique regroupe en fait des méthodes assez différentes en matière de type de connexion de l’abonné et parallèlement de débit.

Ces technologies de réseau très haut débit ont pour abréviation :

  • FTTH pour Fiber To The Home – Le câblage du répartiteur à la box de l’usager est entièrement en fibre optique. Le débit théorique maximum peut atteindre les 1 Gigabit/seconde.
  • FTTB pour Fiber To the Building – Ici, le câblage en fibre optique s’arrête au pied de l’immeuble, un fil de cuivre prenant la suite jusqu’à l’accès Internet de l’utilisateur. Le débit maximal est d’environ 400 Mbit/s.
  • FTTLA pour Fiber To The Last Amplifier – Cette technologie vise à remplacer le câble coaxial par de la fibre optique jusqu’au dernier équipement actif, soit celui le plus proche de l’abonné. Le débit moyen en FTTLA est d’environ 30 Mbit/s.

Cette dernière technologie est également celle qui est la moins coûteuse des trois, ce qui explique qu’elle est la plus en vogue dans des zones de population moyennement denses.

Quelle évolution des réseaux Internet ?

Les « oubliés » des dernières technologies en matière d’ADSL et de fibre optique peuvent malgré tout se connecter à Internet grâce à diverses technologies que sont le satellite, les ondes hertziennes ou la 4G. Le successeur annoncé de cette 4G pourrait à terme mettre sur un pied d’égalité la plupart des utilisateurs d’Internet, qu’il s’agisse d’une connexion fixe ou mobile.

Avec un débit annoncé de 10 à 20 Gb/s, la 5G représente une évolution majeure capable de concurrencer le VDSL et même la fibre optique.

Même si les débits réels seront évidemment sensiblement inférieurs, cette nouvelle technologie s’annonce particulièrement prometteuse, que ce soit pour les utilisateurs nomades ou connectés depuis un poste fixe.

Souscrire un abonnement Internet via lesfurets

Parallèlement aux technologies décrites précédemment, les fournisseurs d’accès Internet ont multiplié les offres afin de prendre en compte les diverses possibilités des usagers en matière de débit. Aux offres de base Internet viennent fréquemment se greffer des services supplémentaires tels que la télévision avec un bouquet de chaînes plus ou moins étendues suivant les fournisseurs.

Le conseil d'Hervé !
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