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Besoin d’un coup de main ? Demandez-le à vos voisins

Déménagement, coup de peinture, tonte de pelouse… pour économiser les frais d’un service professionnel, pourquoi ne pas demander à des particuliers de vous aider ? C’est ce que propose Allovoisins depuis 2013. Nous avons rencontré Edouard Dumortier, l’un de ses fondateurs pour en savoir davantage.

Comment vous est venue l’idée de créer Allovoisins ?

En 2013, la crise économique était trop souvent présentée comme une chose inéluctable contre laquelle on ne pouvait rien. Pour nous, il s’agissait plutôt d’un changement d’ère et nous devions seulement trouver des moyens pour nous adapter. L’idée n’est pas de moins consommer, mais plutôt de consommer différemment. Nous avons alors lancé Allovoisins, un réseau de solidarité uniquement basé sur la demande.

Pourquoi avoir choisi ce modèle ?

C’est le seul modèle qui fonctionne réellement. Notre plateforme digitalise le coup de sonnette que l’on fait à ses voisins quand il nous manque du sucre ou de la farine. Aussi, les membres de la communauté ne postent que lorsqu’ils ont besoin de quelque chose et peuvent ainsi recevoir de l’aide.

Comment gagnez-vous de l’argent ?

Allovoisins est entièrement gratuit et le sera toujours. Nous commençons à proposer des options à nos membres, qui elles, sont payantes. Ils ont alors la possibilité de faire remonter leurs annonces en tête de liste par exemple, ou de pouvoir gérer les transactions d’argent directement sur le site.

Aujourd’hui Allovoisins compte un million d’inscrits. Quelle est la recette du succès ?

Le nombre de membres s’est agrandi au fur et à mesure des années, mais c’est réellement après janvier 2016, soit trois ans après la création du site, que nous avons dépassé les 100 000 inscrits. En décembre 2016, nous en comptions 500 000 et désormais un million. Il n’y a pas vraiment de recette. Nous avons surtout appris de nos succès et nos échecs au fil des ans et maintenant nous savons ce qui fonctionne réellement. Nous espérons atteindre les 10 millions de membres en 2020.

Comptez-vous vous développer à l’étranger ?

C’est une question que nous allons commencer à nous poser l’an prochain, probablement démarrer les premières études de marché.

Vous avez publié en 2013 un livre blanc intitulé « L’avènement de la consommation collaborative, quel modèle économique en France en 2030 ? ». Pensez-vous que les Français sont prêts pour ce nouveau marché ?

Ils sont plus que prêts. Le marché français est mature. C’est même le marché où les consommateurs sont le plus mûrs pour l’économie collaborative. La crise a été un choc très rude en France, qui restent tout de même l’un des pays les plus riches au monde. Les consommateurs ne sont pas dans une idée de rejet de la consommation, ils tiennent même au contraire à garder un niveau de vie équivalent. Et ont dû être inventifs.

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