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Les Français leaders de l’économie collaborative

La France est un des marchés les plus importants de l’économie collaborative au niveau mondial avec les Etats-Unis et l’Espagne. Une tendance appelée à se confirmer.

L’économie collaborative se distingue de l’économie classique en s’articulant autour du lien et de l’esprit de communauté. Elle vise le partage et l’échange de biens et de services entre particuliers, s’éloignant du schéma classique « marque-client ».

Si l’argument du lien social est souvent mis en avant pour promouvoir les initiatives des différentes entreprises de l’économie collaborative, selon le Wall Street Journal, il semble que les consommateurs se tournent vers ces nouveaux systèmes pour réaliser des économies et maîtriser leur budget (77%) plutôt que pour favoriser le lien social (36%).

Un marché qui pèse lourd

Favorisé par l’essor du numérique et la prise de conscience générée par la crise de 2008, le marché de l’économie collaborative pèse aujourd’hui 15 milliards de dollars dans le monde. Ce sera 335 milliards d’ici à 2025 selon le cabinet d’audit PwC, soit une croissance s’élevant à 36,4% par an.

Sur ce nouveau marché, les Etats-Unis et la France et l’Espagne sont les trois pays leaders en termes de diversité des offres proposées et de chiffres d’affaires générés.

La France représente ainsi 23% du marché mondial de l’économie collaborative, soit 3,5 milliards d’euros. Selon la Direction générale des entreprises (DGE), 9 Français sur 10 ont déjà utilisé une plateforme d’économie collaborative.

Sur les 270 entreprises d’économie collaborative se répartissant le marché en hexagone, les trois quarts sont Françaises. Parmi elles, deux géants :

  • BlablaCar, spécialisée dans le covoiturage, l’entreprise a réalisé une levée de fonds de 177 millions d’euros en 2015 et est devenue un des emblèmes de la French Tech ;
  • Deuxième référence incontournable, Le Bon Coin, qui rassemble quelques 20 millions d’utilisateurs et annonçait en 2014 un chiffre d’affaire de près de 135 millions d’euros.

Ce marché se caractérise également par sa jeunesse : selon le gouvernement, 79% des entreprises collaboratives ont été créées après 2008, et quasiment la moitié ont moins de trois ans. Ces plateformes tendent à se structurer ; certaines se spécialisant sur des niches quand d’autres jouent la carte de diversification en s’associant entre elles. On assiste également à une concentration de start-ups sur un même secteur, comme la location de voitures entre particuliers par exemple.

Enfin, deux logiques cohabitent, certains acteurs restant sur les grands principes de l’économie de marché quand d’autres se revendiquent plus proches des modèles militants de l’économie solidaire.

La France, un terrain propice

Selon une enquête BVA pour eBay, réalisée en 2010, chaque foyer dispose d’environ 70 objets dont il ne se sert plus – cela équivaut à un marché potentiel de 12 milliards d’euros. Côté mobilité, les 31 millions de véhicules qui composent le parc automobile hexagonal ne sont utilisés en moyenne de 8% du temps selon le Commissariat général du Développement durable.

Ces chiffres font de la France un terrain plus que fertile au développement de services collaboratifs, sans compter l’inflation, la hausse du chômage et le gel des salaires qui imposent aux revenus modestes et aux classes moyennes une attention accrue à leurs dépenses.

Aux réalités macroéconomiques et politiques actuelles, s’ajoutent un désintérêt de la surconsommation. Selon l’ObSoCo (Observatoire Société et Consommation), 83% des Français déclaraient en 2013 préférer utiliser un produit plutôt que le posséder et 62% se disaient intéressés par le prêt de matériels ou l’échange de services dans leur quartier.

Selon une étude du CSA commandée par Cofidis en 2014, presque 7 Français sur 10 ont déjà acheté un produit d’occasion dans un vide-grenier ou sur une plateforme Internet. 1 Français sur 2 déclare préférer acheter en seconde main.

Les secteurs qui plaisent le plus

En novembre 2014, la DGE, le Pole de Compétitivité des industries de commerce (Picom), TNS Sofres et Nomadeis ont réalisé une étude intitulée « Consommation collaborative : perceptions, motivations et pratiques de Français » mettant ainsi en avant les domaines qui rencontrent le plus de succès en France :

  • l’équipement (74%)
  • l’entraide et l’échange de services (55%)
  • la nourriture (47%)
  • le transport (42%)
  • l’habillement (42%)
  • le logement (32%)
  • le divertissement (24%)

Et la suite ?

Selon Le Figaro, le marché de l’économie collaborative devrait être multiplié par trois d’ici à 2018. La situation économique étant appelée à stagner voire à se durcir, la consommation collaborative devrait s’installer durablement et peu à peu bousculer le schéma classique.

Selon le gouvernement, les échanges « non-monétaires » devraient prendre une place de plus en plus importante, les Français s’organisant davantage pour être acteurs de leur économie en créant de nouveaux systèmes de solidarité.

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    1 commentaire(s)

    1. LEPAGE

      Bonjour,
      Quelles sont vos sources pour les chiffres donnés sur la position France, USA et Espagne par rapport au chiffre d’affaires ?
      Merci pour votre retour,
      Bonne journée

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