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Les jours du ticket de caisse papier sont peut-être comptés. Patricia Mirallès, députée LREM de l’Hérault, a déposé le 7 novembre une proposition de loi qui vise à interdire l’impression systématique et la distribution de tickets de caisse dans les commerces, rapporte 20 Minutes.

La mesure pourrait entrer en vigueur le 1er janvier 2020. Le texte prévoit que le client pourra toujours réclamer une preuve d’achat sous format papier. Pour la députée, l’enjeu est économique, environnemental et sanitaire. « C’est un usage qui existe déjà dans d’autres pays dans le monde », précise-t-elle au quotidien.

12,5 milliards de tickets de caisse par an en France

Chaque année en France, 12,5 milliards de tickets de caisse seraient imprimés. « Une petite boulangerie utiliserait environ six rouleaux de 80 mètres de papier par mois, à environ 1,30 euro l’unité, un bureau de tabac, environ un par jour et un hypermarché, plus de 10 000 par an », argumente la députée.

La question de la gestion des déchets est aussi au cœur du débat alors que les tickets papier finissent le plus souvent à la poubelle. « Dans les caisses automatiques des supermarchés, les clients ne les prennent même pas, parfois », a observé l’élue.

Présence de Bisphenol, jugé nocif

L’élue dénonce enfin la présence de produits dangereux pour la santé. S’il n’y a plus de Bisphenol A dans la composition des tickets de caisse, soupçonné d’être un perturbateur endocrinien, les industriels l’ont remplacé par du Bisphenol F ou S alors qu’« aucune étude suffisante pour garantir son innocuité hormonale n’a été entreprise », regrette la députée.

« Des travaux récents montrent que les dérivés du bisphénol, notamment le S, que l’on pensait inoffensif, présentent des signes de nocivité aussi importants que le A », indique le professeur Charles Sultan, médecin spécialiste des perturbateurs endocriniens à 20 Minutes.

Pour Patricia Mirallès, la solution est de privilégier le ticket dématérialisé, qui pourrait être envoyé par mail ou via une carte de fidélité aux clients qui le souhaitent. Cette proposition, qui a déjà été signée par 45 députés LREM, devrait être étudiée par les députés début 2019.

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