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Vendre un crédit conso ne s’improvise pas. En France, les vendeurs ne connaissent pas assez ces produits financiers qu’ils proposent aux clients. Dans une enquête publiée le 6 mars dernier, la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) met en cause les vendeurs en magasin.

Former pour éviter les erreurs grossières

La répression des fraudes a passé au crible 325 établissements. Les inspecteurs ont ciblé les banques… Mais aussi les intermédiaires, qui distribuent des crédits à la consommation sur les lieux de vente. Comprenez les vendeurs qui proposent aux clients de contracter un crédit dans le magasin. Bilan, la DGCCRF a distribué 36 avertissements. Les contrevenants ont aussi reçu 9 injonctions de mise aux normes, et 3 procès-verbaux pour les cas les plus graves.

Les enquêteurs mettent en cause la formation obligatoire des vendeurs « en matière de réglementation relative au crédit à la consommation ». Cet apprentissage aborde la question de « manière sommaire à travers des séances d’e-learning ». Actualiser les connaissances permettrait d’éviter les erreurs grossières. « À titre d’illustration, des confusions entre les différentes catégories de crédit ou entre les types de taux ont été fréquemment constatées », assure la DGCCRF.

Le « name and shame » contre la récidive

Confusions et manquements jalonnent le parcours de l’emprunteur. Le client « n’avait parfois accès qu’à certaines clauses de l’offre de prêt ou des informations insuffisantes par rapport à ce que prévoit la réglementation ». D’autres consommateurs ne recevaient les documents précontractuels ou contractuels qu’après leur signature, ce qui entraîne une réduction du délai légal de rétractation. L’usage de tablettes semble accentuer le phénomène, notent les enquêteurs.

La répression des fraudes dénonce aussi les programmes de fidélité déguisés en crédit à la consommation. Les enquêteurs pointent « des argumentaires commerciaux ambigus, voire trompeurs, et la non-intégration dans le TAEG du coût de l’adhésion au programme de fidélité ». L’essor des cartes multifonctions (fidélité, crédit et débit) aggraverait le problème. Ce lundi, la Cour des comptes a encouragé le « name and shame » (nommer et blâmer) pour limiter la récidive.

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