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Le prêt à la consommation, une opération régie par un contrat

Lors de la souscription d’un prêt à la consommation, l’emprunteur s’engage à rembourser un capital déterminé ainsi que les intérêts qui en découlent selon un taux fixe. Mais selon les évolutions personnelles, professionnelles ou les aléas de la vie, le capital emprunté peut ne pas suffire pour couvrir le paiement d’un nouveau projet.

Les emprunteurs pourront toujours tenter de renégocier leur emprunt personnel. Beaucoup de ménage pensent, à tort, qu’il est possible de renégocier un crédit à la consommation. Cette opération de renégociation du taux s’adresse uniquement aux prêts immobiliers. De même pour le rachat, à proprement parler, qui concerne là aussi les prêts à l’habitat.

Pourtant, il existe une opération bancaire qui permet de racheter plusieurs crédits à la consommation : le regroupement de crédits conso. Par abus de langage, les particuliers ont tendance à confondre rachat et regroupement. Pourtant, il s’agit de deux opérations bien distinctes. Comme indiqué plus haut, le rachat concerne les prêts immobiliers, tandis que le regroupement s’adresse à plusieurs types d’emprunts. Les détenteurs d’un crédit à la consommation sont donc concernés par le regroupement, ou par abus de langage, par le rachat de plusieurs crédits. En France, le regroupement est une affaire de spécialistes appelés intermédiaires en opération de banque à l’instar de Solutis.fr par exemple.

Lors d’une opération de regroupement, il est possible (sous conditions) d’ajouter le financement d’un nouveau projet. Le montant des crédits n’est donc pas modifié puisque le nouveau montant emprunté est inclus avec les prêts en cours. Modifier le capital emprunté d’un prêt à la consommation est impossible car les conditions sont fixées contractuellement entre un client et son organisme de prêts.

Renégocier et moduler les mensualités d’un prêt personnel

Les crédits à la consommation ne sont donc pas modifiables mais via le truchement du rachat de crédit, ils pourront être, en quelque sorte, réaménagés.

L’impossibilité de modifier le capital emprunté n’est pas propre qu’au crédit à la consommation. Cela sera également le cas pour un prêt immobilier. En effet, si la renégociation d’un crédit à l’habitat existe, il s’agit d’une modification du taux. Le capital lui reste inchangé. Le montant total de l’opération sera réduit grâce à la réduction du coût des intérêts.

Le capital d’un crédit à la consommation est donc inflexible. En revanche, il est possible de moduler le montant de ces mensualités. Cette modulation peut s’effectuer à la hausse ou à la baisse. Dans les deux cas, il faut prendre contact avec l’établissement auprès duquel le prêt à la consommation a été souscrit.

Si le prêt est modulable, une baisse du montant des mensualités aura un impact sur le coût total du financement. Car la baisse est obtenue à l’aide d’un rééchelonnement de la durée d’emprunt. En pratique, la durée du crédit est augmentée ce qui se traduit par une hausse du coût total du crédit. A contrario, une augmentation de la mensualité aura tendance à réduire la durée d’emprunt et donc son coût total. Cependant, les organismes proposant des prêts à la consommation ne sont pas tous ouverts à la modulation.

Regrouper plusieurs crédit conso pour financer un nouveau projet

Si la modulation ou la renégociation s’avèrent impossible à réaliser avec l’établissement prêteur, le regroupement de crédit va être la solution. D’une part, cumuler plusieurs crédits à la consommation avec un ou des prêts immobiliers va automatiquement augmenter le nombre des mensualités. Pour un ménage, ce cumul augmente son taux d’endettement mensuel et cela sans compter le besoin supplémentaire en financement.

Le regroupement et le prêt unique qui en découle vont permettre d’adapter le montant de la nouvelle mensualité avec les revenus du foyer tout en incluant le nouveau projet. Selon la quotité des encours à racheter, l’opération se verra appliquer soit un taux de « rachat immobilier » soit un taux pour le « rachat consommation ». Car, si les capitaux restant dus des prêts immobiliers représentent plus de 66 % du montant total à racheter, la législation à appliquer sera celle en vigueur pour les crédits immobiliers. Dans le cas contraire, ce sera celle relative au crédit à la consommation.

Chacun est libre d’inclure ou non des prêts dans le regroupement. Car, si un taux bénéficie d’un taux fixe particulièrement attractif, il n’est pas toujours opportun de le faire racheter. Généralement, les locataires n’ont que des crédits à la consommation, des prêts auto ou d’autres dettes à faire racheter. Un regroupement pourra être possible dès lors que plusieurs prêts sont en cours de remboursement et cela même si aucun emprunt immobilier n’y figure.

Enfin, les taux pratiqués pour les prêts à la consommation sont plus élevés que ceux des crédits immobiliers. Chercher à augmenter le capital est donc une opération qui, d’un point de vue financier, n’est pas toujours la meilleure.

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