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Le chèque énergie a convaincu les autorités. Ce dispositif permet aux ménages en difficultés de payer leur facture d’énergie. Dès 2018, il remplacera les tarifs sociaux du gaz et de l’électricité pour 4 millions de ménages. Le ministère de la Transition écologique a annoncé officiellement ce lundi sa généralisation.

200 euros annuels par ménage

Depuis 2016, quatre départements (Côtes d’Armor, Ardèche, Aveyron et Pas-de-Calais) ont testé le système avec succès. Pour l’heure, le chèque énergie représente une aide annuelle moyenne de 150 euros. Son montant sera revalorisé à 200 euros en moyenne par an et par ménage en 2019. Les bénéficiaires le recevront à domicile. Ils pourront s’en servir pour payer leurs dépenses d’énergie (électricité, gaz, fioul, bois…) ou pour financer des travaux de rénovation énergétique.

Le chèque énergie doit se substituer aux tarifs sociaux de l’énergie (gaz et électricité), jugés peu efficaces. L’ancien système permettait aux ménages modestes de bénéficier de tarifs réduits pour régler leur facture d’énergie. Pour aider les consommateurs à s’y retrouver, le gouvernement a mis en ligne un simulateur. Cet outil permet à chaque foyer de calculer le montant exact de son aide, en fonction de sa situation financière.

« Une mesure sociale et solidaire »

Pour le gouvernement, l’ancien dispositif laissait de côté certains « ayants droit ». Le chèque énergie serait plus égalitaire. « Nous ne pouvons accepter que les Français les plus démunis aient à faire un choix entre manger et se chauffer. Le chèque énergie sera généralisé et son utilisation facilitée pour leur venir en aide. C’est une mesure sociale et solidaire à laquelle je tiens beaucoup » a déclaré Nicolas Hulot, ministre de la Transition écologique.

Dans le détail, l’aide s’étale de 48 à 227 euros. Elle ne concerne que les ménages aux revenus annuels inférieurs à 7 500 euros pour une personne seule, et à 16 100 euros pour un couple avec deux enfants. Les clients éligibles recevront leur premier chèque en avril prochain, sur la base des revenus 2016 déclarés cette année, précise Les Echos. « Pour le recevoir, il faut donc faire sa déclaration de revenus, même si on ne paie pas d’impôts » rappelle le ministère.

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