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Pour la première fois en France, au large du Croisic (Loire-Atlantique), une éolienne produit de l’électricité en mer. Il s’agit d’une éolienne flottante, où la structure n’est reliée au fond de la mer que par un système de câbles et d’ancres, comme il en existe seulement huit dans le monde.

« L’éolien flottant va permettre à la France de rattraper son retard », se réjouit Paul de la Guérivière, PDG d’Ideol, jeune start-up française derrière le projet. Baptisée Floatgen et située à une vingtaine de kilomètres des côtes, l’appareil produit depuis le 18 septembre de l’électricité capable d’alimenter l’équivalent de 5 000 habitants.

Des vents plus forts au large

Les éoliennes en mer ont l’avantage de bénéficier de vents plus forts que sur terre et leur impact sonore est insignifiant comparé à leurs cousines terrestres. « Un des gros avantages de l’éolien flottant, c’est que l’on n’a plus de contraintes de profondeur », souligne également Paul de la Guérivière.

A l’inverse de l’éolien « posé » qui n’est intéressant que jusqu’à environ 40 mètres de profondeur, ce système peut fonctionner à grande profondeur et donc s’implanter sur les sites qui bénéficient du meilleur vent et gênent le moins possible le paysage et les pêcheurs.

Un fort potentiel en Méditerranée

Elles ont donc un fort potentiel en Méditerranée où la mer est trop profonde près des côtes pour accueillir des éoliennes posées. Ainsi, quatre projets de fermes pilotes ont déjà été attribués par le gouvernement fin 2016, trois en Méditerranée et un en Bretagne.

Paul de la Guérivière estime que cette technologie pourrait permettre de produire l’équivalent d’un dixième de l’énergie produite par le parc nucléaire actuel d’ici 2030.

80 mètres de diamètre et 100 mètres de haut

Cette éolienne de 80 mètres de diamètre a nécessité 25 millions d’euros d’investissement et un an de construction au port de Saint-Nazaire. Floatgen, éolienne de 2 mégawatts, est ainsi capable de résister à des vagues de 16 mètres de haut.

Elle s’élève à une centaine de mètres, soit un immeuble de 30 étages. Mais son poids est si léger par rapport à celui du socle bétonné de 11 mètres d’épaisseur qu’elle ne risque pas de basculer, explique Arnaud Poitou, directeur de l’École centrale de Nantes, autre acteur du projet.

Floatgen doit fonctionner pendant deux ans au large du Croisic pour permettre un retour d’expérience.

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