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Afin de lutter contre la pollution urbaine tout en permettant aux citoyens de cohabiter dans un cadre de vie sain et agréable, les modes de transports alternatifs au véhicule personnel (voiture ou deux-roues) bénéficient d’un développement et d’un encouragement importants des autorités compétentes qui les mettent en place. Trois services représentent parfaitement cette évolution vers des moyens de circulation moins polluants, sous le concept de transports partagés : le covoiturage, l’autopartage et le vélopartage.

Ces modes de transport en développement sont parfaitement complémentaires aux transports publics, d’autres moyens de locomotion peu polluants comme les tramways ou les métros.

Le covoiturage

Le covoiturage est l’utilisation commune d’un seul véhicule par plusieurs personnes, avec un conducteur non professionnel et un ou plusieurs passagers, sur tout ou partie d’un trajet. Non seulement avantageux pour les bénéficiaires, qui peuvent par exemple se partager les coûts du voyage (péage, essence), cette méthode de transport est également un excellent moyen de lutter contre la pollution et les embouteillages.

On distingue alors le covoiturage organisé, qui permet à des utilisateurs du covoiturage de se rassembler via un site spécialisé et de planifier en avance leur voyage, du covoiturage dynamique, qui est en quelque sorte une manière de se déplacer en temps réel. Dans ce cas-là, une appli mobile permet de voir à tout instant quel automobiliste est disponible pour effectuer une opération de covoiturage, et à quel endroit précisément. Ce type de covoiturage urbain est de plus en plus développé par de jeunes startups désireuses d’exploiter le filon. On citera par exemple l’application OuiHop’ ou bien le service de BlaBlaCar dédié aux trajets domicile-travail, BlaBlaLines. Concernant le covoiturage organisé, BlaBlaCar est une référence.

covoiturage

Et en entreprise ?

Le covoiturage tend donc à évoluer rapidement en ce qui concerne les pratiques des particuliers. Côté professionnel, c’est en revanche un petit peu plus compliqué, même si le fameux Plan de Mobilité (Loi sur la Transition Énergétique) impose depuis début 2018 toutes les entreprises rassemblant plus de 100 salariés sur un même site à encourager l’utilisation par son personnel des transports en commun et du covoiturage, des moyens de déplacements beaucoup plus écologiques.

57% des conducteurs qui prennent leur voiture quotidiennement le font pour un trajet domicile-travail. En pratiquant le covoiturage, ils pourraient économiser de 500 à 2 000 euros par an.

L’autopartage

L’autopartage consiste en un service de location de véhicules, accessible par tous, 24h/24 et 7j/7, et que l’on peut librement utiliser sous réserve d’abonnement au service en amont de la part de l’usager. Ce nouveau mode de transport a permis de développer et mettre en place une lutte active contre la pollution atmosphérique en milieu urbain.

Ainsi, malgré la disparition du service Autolib durant l’été 2018, qui proposait aux parisiens des voitures aux motorisations très peu polluantes ou électriques, de nouveaux opérateurs comptent séduire les particuliers en les poussant à se déplacer en ville via des véhicules écologiques. On citera notamment Communauto, Zipcar et Ubeeqo. Une nouvelle offre d’autopartage 100% électrique est également en cours chez Renault, dans laquelle il permet aux usagers de rouler librement au volant de quelques véhicules de sa gamme électrique (Renault Zoé, Renault Twizy…) en « free floating », c’est-à-dire sans l’utilisation de bornes. Et nul abonnement à prévoir.

autopartage zipcar

Et en entreprise ?

En ce qui concerne le monde de l’entreprise, cette pratique se développe de plus en plus dans les flottes des sociétés. D’après la filiale française d’Ubeeqo, leader européen de l’autopartage en entreprise, les entreprises ont une réelle volonté d’encourager l’autopartage et de trouver une alternative à la voiture de fonction. Ainsi, 22% des grandes entreprises mettaient à disposition de leurs collaborateurs des services d’autopartage en 2016, contre 16% en 2012. Par exemple, le cas Allianz, qui met à disposition un parc de voitures électriques pour les collaborateurs, mais surtout pour les salariés et leurs trajets domicile-travail.

Le vélopartage

Les services de location de vélos connaissent un essor assez important ces dernières années, notamment en région parisienne et dans les autres grandes villes. Le vélo est très pratique pour se déplacer en ville, et ne pollue pas. Des initiatives telles que Velib’ Metropole mettent à disposition sur des bornes des vélos à la fois mécaniques et à assistance électrique. Le « free floating » est également présent dans la capitale, et ce malgré le retrait de Gobee.Bike début 2018. Des entreprises chinoises continuent à proposer leurs services, comme Ofo et Mobike.

vélopartage

Et en entreprise ?

Dans le monde professionnel, un acteur souhaite améliorer et accroître l’utilisation du vélopartage par les entreprises à destination de leurs salariés. Il s’agit de Green On et de leurs flottes de vélos pour entreprises, qui conçoivent ce concept dans de plus en plus de sociétés. Avec 3 200 vélos pour 10 000 usagers et une présence dans près de 33 villes françaises, Green On a réussi à convaincre la SNCF, la Banque Postale, BNP, Aéroports de Lyon…

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