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Deux nouvelles études s’intéressent aux effets de l’alcool sur notre santé.

La première, réalisée par des chercheurs d’Aarhus et de Boston, a tenté de faire le lien concret entre consommation d’alcool et fertilité.

6 000 danoises de 21 à 45 ans désireuses d’avoir un enfant ont ainsi été suivies. Durant un an, deux fois par mois, chacune devait remplir un formulaire pour indiquer le nombre de verres d’alcool consommés chaque semaine et leur nature, le nombre de leurs rapports sexuels, le nombre de cigarettes fumées le cas échéant ainsi que l’état de leur cycle.
Sur ces 6 000 danoises, 1 848 ne buvaient pas, 4 197 buvaient de 1 à 14 verres par semaine et seules 75 buvaient plus de 14 verres. Selon l’étude, boire plus de 14 verres par semaine diminuerait la fertilité de 18% par rapport à l’abstinence. En revanche, consommer un peu d’alcool (1 à 7 verres par semaine) n’aurait pas d’impact sur la fertilité, contrairement à ce qu’avancent certaines études parues dans d’autres pays.

Pourtant Annie Britton, épidémiologiste à Londres, émet quelques doutes quant aux résultats de cette étude. Selon elle, un paramètre n’a pas été pris en compte, à savoir la consommation d’alcool du partenaire. De fait, l’alcool a aussi des conséquences sur la fertilité de l’homme.

L’autre étude était consacrée à la dangerosité de l’alcool sur le fonctionnement du cerveau. Des chercheurs suédois ont ainsi analysé le cerveau de plusieurs souris rendues alcooliques et ont découvert que chez ces animaux, l’enzyme PRDM2 était quasi inactive. Or, c’est elle qui gère les pulsions et affecte le comportement. Si l’on consomme trop d’alcool, elle ne fait plus son travail de contrôle. Du coup, les décisions ne sont plus rationnelles. A jeun, on a parfaitement conscience du fait qu’il ne faut pas conduire lorsque l’on a bu car la PRDM2 fonctionne parfaitement, ce qui n’est plus le cas après quelques verres. En outre, le contrôle des impulsions ne fonctionne plus, boire n’est plus uniquement un plaisir mais un besoin, rendant la communication entre les neurones toujours plus défaillante.

Source : lefigaro.fr
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