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Mauvaise nouvelle pour les patients allergiques. Le remboursement des traitements de désensibilisation pourrait passer de 65% à 15%, d’après une recommandation émise en décembre dernier par la Haute Autorité de santé (HAS). L’organisme conteste l’efficacité de ces traitements, a rapporté Les Echos vendredi dernier.

Déremboursement des traitements injectables

Cette décision a déclenché une énorme levée de boucliers, chez les associations de patients comme chez les professionnels de santé. La HAS vise les allergènes préparés spécialement pour un individu (ASPI), qui composent la base des traitements de désensibilisation. La HAS voudrait baisser à 15% le taux de remboursement des traitements par voie sublinguale. Les traitements par voie injectable seraient de leur côté complètement déremboursés.

Ces traitements administrent des doses croissantes d’allergènes au patient. Objectif, habituer l’organisme pour éviter la réaction allergique. « La désensibilisation, inventée au début du siècle dernier par le docteur Noon (1911), permet de rééduquer le système immunitaire. C’est-à-dire lui apprendre à accepter des choses aussi anodines de notre vie telles que les pollens, les acariens ou les animaux domestiques » explique Pascal Demoly, président du Collège des enseignants d’allergologie.

Hors des standards des études d’efficacité

La HAS a organisé une consultation publique, qui a pris fin le 21 janvier dernier. Les associations Afpral et Asthme et allergie ont lancé une pétition sur internet pour s’opposer à un éventuel déremboursement, rapporte Santé magazine. De leur côté, les allergologues « redoutent qu’un grand nombre de patients se privent de traitements qui apportent, selon leur expérience, une véritable amélioration de leur qualité de vie » juge Isabelle Bossé, présidente du Syndicat français des allergologues (SYFAL).

La désensibilisation constitue le dernier recours pour les patients « pour qui les traitements symptomatiques (antihistaminiques, corticoïdes) sont peu efficaces ou mal tolérés » plaide Pascal Demoly. La HAS reproche à la désensibilisation de ne pas rentrer dans les standards modernes des études d’efficacité des médicaments habituels. « La multitude des doses et choix d’allergènes rendent les études techniquement impossibles » rétorque Pascal Dermoly.

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