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L’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) prend ses précautions concernant l’Androcur, traitement hormonal prescrit notamment aux femmes pour lutter contre une augmentation majeure du système pileux (hirsutisme).

Un examen d’imagerie IRM du cerveau devra désormais être réalisé avant de débuter tout traitement avec ce médicament ou ses génériques. L’Androcur peut en effet provoquer des tumeurs cérébrales lorsqu’il est pris de façon prolongée et à hautes doses, a indiqué lundi l’Agence du médicament.

Pas avant la puberté

Son utilisation est par ailleurs à proscrire pour traiter des problèmes tels que l’acné, la peau grasse ou une pilosité modérée, souligne aussi l’ANSM dans des recommandations adressées aux professionnels de santé. Il n’est pas non plus recommandé chez l’enfant avant la fin de la puberté ni chez les femmes ménopausées.

L’acétate de cyprotérone (le principe actif) est officiellement indiqué chez la femme contre l’hirsutisme et chez l’homme pour certaines formes de cancer de la prostate. Il est également donné à des personnes transgenres afin de diminuer les hormones mâles.

Un risque de méningiomes bien plus élevé

Une étude de l’ANSM et de l’Assurance maladie publiée fin août, et ne portant que sur des femmes, a confirmé le caractère dangereux de ce médicament. Le risque de développer des méningiomes, une tumeur au cerveau le plus souvent bénigne, est ainsi multiplié par 7 pour les patientes traitées par de fortes doses pendant plus de 6 mois et par 20 après cinq années de traitement.

Le comité d’experts réunis par l’agence sanitaire le 1er octobre s’est tout de même prononcé « pour le maintien de la commercialisation de l’acétate de cyprotérone 50 mg en France dans son indication actuelle chez la femme », précise la lettre aux professionnels de santé.

Un numéro vert pour les patients

Ce traitement doit cependant être administré aux doses minimales efficaces et « en limitant au maximum les traitements prolongés », souligne à l’AFP Jean-Michel Race, directeur des médicaments d’endocrinologie et de gynécologie à l’ANSM. En cas de découverte d’un méningiome, le traitement doit être arrêté définitivement.

Si le traitement se poursuit (hommes ou femmes), l’IRM sera renouvelée cinq ans après le début, puis tous les deux ans, si cette IRM est normale. Pour répondre aux patients, l’Agence du médicament a mis en place en septembre un numéro vert (0 805 04 01 10) accessible gratuitement du lundi au vendredi (9h à 19h).

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