MENU

Réputées dangereuses pour la santé, les cabines de bronzage sont plus que jamais dans le viseur des autorités sanitaires. Mercredi 10 octobre, l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) a demandé aux pouvoirs publics de prendre toute mesure de nature à faire cesser l’exposition de la population aux UV artificiels, évoquant un risque « avéré » de cancer de la peau. Le ministère de la Santé n’a pas encore réagi.

Des risques désormais avérés

L’Anses recommande l’arrêt total de l’activité liée au bronzage artificiel, mais aussi l’arrêt de la vente des appareils, notamment aux particuliers. « On ne peut plus attendre, estime Olivier Merckel, chef de l’unité d’évaluation des risques à l’Anses. Les données scientifiques s’accumulent, il n’y a plus de doute, on a des preuves solides, le risque de cancer est avéré ».

Chiffres à l’appui, l’autorité sanitaire appelle les pouvoirs publics à agir. L’interdiction des cabines de bronzage est réclamée depuis 2015 par les dermatologues, l’Académie de médecine et le Sénat. Le gouvernement s’est contenté jusque-là de durcir la réglementation, sans interdire l’activité.

Des rayons classés « cancérogènes certains »

Les rayonnements artificiels ont été déclarés « cancérogènes certains » en 2009 par le Centre international de recherche sur le cancer. Il n’existe à ce jour aucune valeur limite en dessous de laquelle les utilisateurs seraient protégés des effets néfastes de ces rayons.

En France, 43% des mélanomes diagnostiqués chez les jeunes peuvent être attribués à une utilisation des cabines UV avant l’âge de 30 ans. Les personnes ayant eu recours au moins une fois aux cabines de bronzage avant 35 ans augmentent de 59% le risque de développer un mélanome cutané.

Un vieillissement de la peau accéléré

L’Anses pointe également l’absence de bénéfice des cabines UV, qui ne préparent pas la peau au bronzage et ne protègent donc pas d’un éventuel coup de soleil. Pire, elles provoquent un vieillissement de la peau quatre fois plus rapide que celui engendré par les rayons du soleil. « Les UV à fin esthétique ne présentent aucun bénéfice » , assure l’Anses.

Le bronzage en cabine est en perte de vitesse en France. Depuis le début de la polémique sur les risques des UV en 2009, l’activité a été divisée par deux, selon le Syndicat national des professionnels du bronzage en cabine.

Comparer les devis mutuelle santé

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

    Comparer les devis mutuelle santé