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Améliorer la prévention pour mieux lutter contre la maladie. Tel est l’objectif de la Ligue contre le cancer qui a dévoilé ce mercredi onze propositions en ce sens dans le cadre des premiers « Etats généraux de la prévention des cancers », organisés par l’association pour l’année de son centenaire.

La vaccination contre les papillomavirus humains (HPV) pour les filles et les garçons ou encore la hausse des taxes sur l’alcool font notamment partie de cette liste.

40% des cancers seraient évitables

« Au moins 40% des cancers sont évitables » car liés au mode de vie (tabac, alimentation, alcool, facteurs environnementaux…),souligne Christophe Leroux, directeur de la communication de la Ligue. « Or, on est passé de 1 000 cas de cancer par jour en France en 2013 à 1 100 en 2017, même si la mortalité est stable grâce aux traitements. Il est temps d’appeler à la mobilisation générale pour la prévention », plaide-t-il.

La Ligue contre le cancer préconise de « proposer systématiquement la vaccination HPV gratuite pour les garçons et les filles au collège ». Les papillomavirus humains sont des virus sexuellement transmissibles qui peuvent être à l’origine du cancer du col de l’utérus, de l’anus, mais aussi de cancers ORL à la suite de rapports sexuels bucco-génitaux.

La vaccination, pratiquée avant le début de la vie sexuelle pour en garantir l’efficacité, est actuellement recommandée en France pour toutes les filles entre 11 et 14 ans.

Augmenter les dépenses liées à la prévention

La ligue préconise d’augmenter les taxes sur l’alcool, et donc son prix de vente, sur le modèle de ce qui est fait pour le tabac avec le paquet à 10 euros en 2020. Elle propose aussi de consacrer « 10% de la dépense nationale de santé à la prévention », contre seulement 2% aujourd’hui.

Elle estime que 20% des sommes allouées à la recherche sur le cancer devraient être dédiées à la recherche en prévention. L’un des buts serait d’en savoir plus sur les « effets cocktails », c’est-à-dire le cumul des effets nocifs de plusieurs substances cancérigènes, comme certains pesticides par exemple.

« Auparavant, on pensait qu’une action de prévention du cancer mettait 20 ou 25 ans à produire des effets. Mais aujourd’hui, on sait que ça peut être rentable immédiatement, y compris politiquement », fait valoir M. Leroux. Selon l’Institut national du cancer (INCa), les nouveaux cas de cancer en France en 2017 sont estimés à 400 000 et les décès à 150 000.

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