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Chaque année, 4 500 personnes décèdent d’un cancer de l’estomac en France. La maladie touche surtout des patients âgés, rappelle Le Figaro Santé ce dimanche 17 juin. Jusqu’ici, la prévention passe surtout par une meilleure hygiène alimentaire. La bactérie Helicobacter pylori serait responsable de près de 90% des cas.

Près de 30% des Français

Ce micro-organisme infecte généralement le patient dans l’enfance. La bactérie colonise la muqueuse gastrique, sans déclencher de symptôme. « L’association démontrée entre infection par H. pylori et cancer gastrique est aussi forte que celle entre tabac et cancer du poumon », avertit le professeur Tamara Matysiak-Budnik, gastro-entérologue et cancérologue (CHU Nantes). En France, la bactérie aurait contaminé entre 20% et 30% de la population.

Les excès de sel, de viande rouge et d’aliments fumés accélèrent le processus. En revanche, la consommation de fruits et légumes protège l’estomac. Parmi les personnes infectées, 1% développe ensuite un cancer gastrique. « Ce processus complexe de carcinogenèse s’étend sur des décennies et passe par une cascade d’étapes, dont la première, la gastrite superficielle, ne survient pas sans infection par H. pylori », tempère la médecin.

La faiblesse du dépistage

L’incidence du cancer de l’estomac reste faible en France. Un dépistage étendu à toute la population ne semble pas pertinent. « L’éradication par antibiotiques de l’infection à H. pylori guérit et fait régresser les gastrites superficielles et la plupart des gastrites atrophiques, prévenant ainsi le cancer de l’estomac », note la gastro-entérologue. La recherche de cette bactérie s’impose en revanche chez les patients affectés par un cancer gastrique héréditaire.

Les médecins recommandent d’étendre le dépistage aux malades qui souffrent d’un ulcère, d’une gastrique atrophique ou précancéreuse, en cas d’ablation partielle de l’estomac suite à un cancer, ou de traitement sur le long terme avec des médicaments antiacide. « Notre arme principale reste la détection, le plus précoce possible, qui a un peu progressé puisqu’on identifie 10 % de cancers superficiels précoces, contre 4 % il y a dix ans », déplore le professeur Matysiak-Budnik.

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