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Au retour du printemps, le ballet des chenilles processionnaires se poursuit. A cette période, ces insectes descendent des arbres pour poursuivre leur cycle sous terre. Leur présence dans les pins se trahit par leurs cocons de soie au bout de certaines branches. En Touraine (Indre-et-Loire), leur présence devrait durer jusqu’en mai prochain, prévient France Bleu.

Ne jamais déplacer les chenilles

Un convoi de chenilles processionnaires reste un spectacle fascinant. La larve appartient cependant à la catégorie des espèces nuisibles. La chenille n’asphyxie pas seulement l’arbre sur lequel elle installe son nid. Elle est aussi dangereuse pour ceux qui croisent son chemin. Ne vous amusez pas à les déplacer, leurs poils sont urticants. Vous risqueriez démangeaisons, boutons et même lésions respiratoires et oculaires.

C’est ce qui est arrivé à Béatrice, qui en a ramené une dans un de ses vêtements par inadvertance. « Elle m’a envoyé du concentré et j’ai fait une réaction allergique. Il a fallu du temps pour que mon corps évacue tout ça », raconte la jeune femme à La Montagne. Après un passage chez son médecin, elle a appliqué « une pommade et de l’Aerius à prendre pendant quinze jours ». Il lui aura fallu deux mois pour voir disparaître définitivement les rougeurs.

« Sa langue serait carrément tombée »

Outre les allergies, pensez à protéger vos animaux. Il y a deux ans, la chienne de Patricia avait avalé une des nombreuses chenilles processionnaires de la colonie présente dans le jardin. « Le vétérinaire m’a dit que si on avait attendu une heure de plus pour venir consulter, sa langue serait carrément tombée », se souvient-elle. Le vétérinaire a prescrit antibiotiques et anti-inflammatoires pendant un mois, avec un plâtrage de l’estomac.

Pour en finir avec les chenilles, les propriétaires vont parfois jusqu’à couper les arbres infectés. De leur côté, les professionnels brûlent les chenilles. « Il ne faut pas les transporter donc on les brûle sur place pour éviter de respirer les poils urticants », précise Maximin Poirier, gérant d’une boutique spécialisée à la Ville-aux-Dames (Indre-et-Loire). Des sacs écopièges autour de l’arbre permettent de capturer les larves qui descendent du tronc. Comptez 100 à 600 euros par arbre.

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