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Près d’un Français sur trois souffre de douleurs chroniques. Même si la prise en charge a fait de grands progrès en France depuis le premier « plan douleur » de 1998, le fonctionnement des 273 centres de la douleur est menacé faute de moyens, a mis en garde ce lundi 14 octobre l’Académie de médecine à travers la publication d’un rapport.

16 structures spécialisées pourraient fermer

Les « structures spécialisées douleur chronique » (SDC) verront en effet la moitié de leurs médecins partir à la retraite d’ici 2025. Seize d’entre elles sont ainsi menacées de fermeture, selon ce rapport.

Pour assurer le renouvellement des effectifs, il faudrait former 30 à 35 médecins de la douleur chaque année. Or, ils ne sont que quatre enseignants de cette spécialité en France et l’Académie de médecine s’inquiète du remplacement du diplôme actuel qui s’étale sur deux ans par une simple formation transversale d’un an.

5 000 patients par centre et par an

Alain Serrie, qui a ouvert la première SDC à l’hôpital Lariboisière en 1998, rappelle que 4,2 millions de personnes souffrent en France de douleurs rebelles, invisibles à l’examen, et pour lesquelles ces centres sont indispensables. Parmi ces pathologies figurent les fibromyalgies, les douleurs chroniques aux coccyx, les vessies interstitielles, ou encore l’intestin irritable.

Les SDC, qui regroupent neurologues, rhumatologues, psychiatres, psychologues et infirmiers, prennent en charge 5 000 patients par centre et par an. Les malades y sont soignés essentiellement pour des lombalgies et sciatiques (26%), des douleurs neuropathiques (19%), des douleurs cancéreuses (17%), des céphalées et migraines (12%), et des fibromyalgies (10%), rapporte Ouest-France.

Un surcoût estimé à 1,163 milliard d’euros

Le vieillissement de la population et les progrès thérapeutiques, qui permettent des survies plus importantes de malades, nécessitent une meilleure prise en charge des douleurs rebelles. Ces patients consultent deux fois plus que les autres et prennent cinq fois plus d’arrêts maladie de longue durée, selon le quotidien, pour un surcoût annuel estimé à 1,163 milliard d’euros.

Outre la consolidation du réseau existant et le renforcement de la formation à la douleur dans les facultés de médecine, l’Académie préconise de relancer la recherche clinique et fondamentale.

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