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Une prime pour les services d’urgences qui redirigent certains de leurs patients vers des généralistes. C’est l’idée d’Olivier Véran, député La République en marche (LREM) de l’Isère. La mesure est étudiée à l’Assemblée nationale depuis ce mardi 16 octobre dans le cadre de l’examen du projet de loi de financement de la Sécurité sociale. Elle a reçu le soutien de la ministre des Solidarités et de la Santé Agnès Buzyn.

De 20 à 60 euros par patient « renvoyé »

« On estime que l’on peut réorienter six millions de malades chaque année en évitant aux patients de passer par le couloir des urgences », estime Olivier Véran, cité par Franceinfo. Autrement dit, un quart de l’ensemble des personnes qui s’y présentent.

Après un examen à leur arrivée à l’hôpital, les individus ne présentant pas de pathologie nécessitant une prise en charge au service des urgences seraient réorientés. La prime « pourrait aller de 20 à 60 euros par patient ».

Le malade aura le droit de refuser

L’idée est loin de faire l’unanimité, notamment chez certains professionnels de la santé. « Je n’accepte pas que des politiques, voire un certain nombre de mes collègues médecins culpabilisent les patients », s’insurge Christophe Prudhomme, médecin urgentiste. Ce membre de la CGT évoque également la surcharge de travail pour les généralistes engendrée par une telle mesure.

Pour le député de la majorité, il ne s’agit pas de rémunérer les urgences pour se débarrasser d’un patient mais plutôt de payer « l’hôpital pour qu’il ne soigne pas lui-même le malade, mais pour qu’il coordonne son parcours de soins ». Olivier Véran précise aussi que les malades auraient la possibilité de refuser leur orientation vers un médecin de ville.

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