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Les députés ont récemment voté un amendement au projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS), prévoyant la possibilité pour les pharmaciens de délivrer sans ordonnance des médicaments à prescription médicale obligatoire.

Adopté le 17 octobre, cet amendement a été condamné de manière forte et unanime par les médecins généralistes, qui craignent des erreurs de diagnostic et une mauvaise prise en charge des patients.

Les syndicats dénoncent des « expérimentations dangereuses »

Dans un communiqué publié le 26 octobre sur son site internet, le syndicat de médecins MG France dénonce des « expérimentations dangereuses », une « vente à la découpe de la profession » et s’oppose à ce qu’il qualifie de « tentatives de démantèlement » du métier de médecin.

MG France « refuse la confusion des rôles, née d’une incompréhension grave, voire d’une négation, de ce qu’est l’exercice médical et en particulier de celui du généraliste ». Si cet amendement était définitivement adopté, le syndicat n’exclut pas de réclamer la possibilité pour les médecins généralistes de délivrer les médicaments, à commencer par les vaccins.

Une remise en question du métier de médecin ?

Interrogé par franceinfo, Jean-Paul Ortiz, président de la Confédération des syndicats médicaux français, estime que « cela revient à donner au pharmacien la responsabilité d’un diagnostic médical et d’une prescription de médicaments ».

Pour les députés, cet amendement permettrait « d’alléger le travail » des médecins généralistes et de faciliter l’accès aux soins. Des arguments irrecevables aux yeux des médecins. Pour le docteur Jean-Paul Hamon, président de la Fédération des médecins de France, ces derniers ont plutôt besoin de gagner du temps médical en se libérant des tâches administratives.

Conjonctivite, cystite et eczéma pourraient être concernés

La mesure, soutenue par la ministre de la Santé Agnès Buzyn, pourrait être mise en place à titre expérimental dans deux régions de France, dès janvier 2019 et pour une durée de trois ans. Les traitements de l’eczéma, de la cystite ou encore de la conjonctivite pourraient être concernés.

De son côté, le Conseil national de l’Ordre des pharmaciens a salué cet amendement qu’il qualifie d’avancée « significative ». Sa présidente, Carine Wolf-Thal, va même plus loin en estimant que « le pharmacien pourrait s’impliquer encore plus en matière de prévention et dans le parcours de soins ».

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