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Elle y croit et appelle, de ce fait, les gouvernements à taxer les boissons sucrées. Dans un nouveau rapport (1), l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) estime, en effet, qu’il existe « des preuves croissantes » que l’imposition de taxes sur les boissons sucrées « résulterait en une réduction proportionnelle de la consommation ».

Le rapport mathématique est simple. Puisqu’une augmentation de 20% des prix de ces boissons entraînerait une réduction de la consommation de 20 %, une augmentation de 50 % réduirait la consommation de moitié, explique l’OMS. Ce fut presque le cas Au Mexique. Le pays a imposé en 2014 une taxe sur les boissons sucrées, provoquant une hausse de 10% de leur prix. La consommation a été réduite de 6%. 

« Les politiques fiscales devraient viser les aliments et les boissons pour lesquels des alternatives plus saines existent », estime alors l’agence onusienne dans son rapport. « Si les gouvernements imposent une taxe sur des produits comme les boissons sucrées, ils peuvent réduire les souffrances et sauver des vies », affirme, de son côté, Douglas Bettcher, qui dirige le département prévention des maladies non transmissibles à l’OMS.

Pour rappel, l’OMS a depuis longtemps estimé que les sucres devaient constituer moins de 10 % de la consommation énergétique quotidienne d’une personne, et appelle maintenant les pays à réduire de moitié ce taux, à 5 %. Cela représenterait 25 grammes, ou l’équivalent de six cuillères à café de sucre par jour, alors qu’une canette de boisson gazeuse représente 10 cuillères à café de sucre.

A l’échelle mondiale, le nombre de cas d’obésité a doublé depuis 1980, selon les derniers chiffres de l’OMS. En 2014, plus de 1,9 milliard d’adultes (personnes de 18 ans et plus) étaient en surpoids, dont plus de 600 millions étaient obèses. En 2015, 42 millions d’enfants de moins de 5 ans étaient en surpoids ou obèses. Dans son rapport, l’OMS assure que des subventions octroyées au secteur des fruits et légumes, pour en réduire les prix entre 10 et 30 %, serait également tout aussi efficace dans l’amélioration des habitudes alimentaires et pour lutter contre l’épidémie mondiale d’obésité.

(1). Ce rapport est le résultat d’une réunion qui s’est tenue l’an dernier avec des experts fiscaux à qui l’OMS a demandé d’étudier comment des politiques fiscales pouvaient faire baisser le taux de diabète. Ceci alors que le nombre d’adultes souffrant de diabète a explosé dans le monde en 35 ans, passant de 108 millions en 1980 à 422 millions en 2014, selon le premier rapport global de l’OMS publié en avril dernier.

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