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L’imagerie par résonance magnétique (IRM) peut-elle affiner le diagnostic de certains troubles mentaux ? C’est la thèse défendue par deux psychiatres et un radiologue dans une tribune publiée ce mercredi dans Le Monde. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) prédit qu’à l’horizon 2020, une personne sur quatre souffrira d’un trouble psychiatrique.

La nécessité des examens complémentaires

Dans ce contexte, la psychiatrie doit entamer sa révolution. Les docteurs Renaud Jardri, Pierre Thomas et Jean-Pierre Pruvo insistent sur l’importance de ne pas se contenter des seuls signes cliniques. Comme les autres disciplines médicales, la psychiatrie doit pouvoir recourir aux examens complémentaires. La description « exclusivement clinique » des maladies psychiatriques favorise « une certaine « porosité » entre entités diagnostiques » préviennent les médecins.

Les trois spécialistes estiment essentiel de « compléter ce savoir clinique d’une « paraclinique », c’est-à-dire d’examens complémentaires, à même de guider le médecin dans sa stratégie diagnostique et thérapeutique ». Cette façon de procéder permet d’écarter « d’autres étiologies potentiellement graves et curables (tumeurs cérébrales, encéphalites auto-immunes, etc.) ». Le recours à l’IRM doit améliorer la prise en charge du patient et la qualité des soins.

Rentable dès 1% d’anomalies sérieuses détectées

Les médecins citent l’exemple du premier épisode psychotique. « Ce diagnostic repose sur la conjonction subtile de signes cliniques incluant un délire intense et polymorphe, une désorganisation psychique et une fréquente labilité de l’humeur. Dans 5 % à 25 % des cas, on estime que l’origine pourrait être systémique ou neurologique » assurent-ils. Au Danemark ou en Allemagne, l’IRM est un examen psychiatrique de routine. La France est en retard sur ses voisins.

Ce n’est pourtant pas une question de rentabilité économique. « La détection de plus de 1% d’anomalies sérieuses rendrait cet examen rentable, alors même que 12% des sujets scannés lors d’un épisode psychotique présentent des anomalies significatives (malformations vasculaires, atrophies, tumeurs, etc.) » expliquent les auteurs de la tribune. L’accès aux plateaux techniques IRM doit s’inspirer des Hauts-de-France, seule région à disposer d’un maillage territorial ­radiologie-psychiatrie efficace.

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