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En France, pour être pris en charge par l’Assurance Maladie, les médicaments doivent figurer sur la liste des médicaments remboursables aux assurés sociaux. Avant de figurer sur cette liste, ils passent entre les mains de la commission de la transparence de la HAS, la Haute Autorité de Santé, chargée de les évaluer et de déterminer si leur remboursement est justifié.

Et même si 1 Français sur 10 a recours à des traitements homéopathiques, et que ceux-ci sont pris en charge à hauteur de 30% de la base de remboursement de la Sécurité Sociale (uniquement pour les médicaments homéopathiques à nom commun) depuis 2011, ils n’avaient jamais été évalués scientifiquement par la HAS. C’est chose faite depuis le 28 juin 2019.

Une évaluation scientifique pour démontrer l’efficacité des traitements homéopathiques

En septembre 2018, la commission de la transparence de la Haute Autorité de Santé a été mandatée par le ministère des Solidarités et de la Santé par évaluer le bien-fondé du remboursement des médicaments homéopathiques par la Sécurité Sociale.

Cette évaluation, inédite en France, a duré 9 mois. Elle concernait 1200 produits homéopathiques (uniquement les médicaments actuellement remboursés) et portait sur 24 symptômes ou affections soignés par l’homéopathie (anxiété et troubles du sommeil, déficit de l’attention, asthme et rhinite allergique, verrues plantaires, arthrose, migraines, soins de support des thérapies anticancéreuses, otite moyenne chez les enfants, déclenchement spontané du travail chez les femmes enceintes, etc.).

Elle a également permis d’analyser, pour la première fois, toutes les données scientifiques publiées sur le sujet au cours des 20 dernières années.

Homéopathie : une efficacité jugée insuffisante pour justifier d’un remboursement par l’Assurance Maladie

L’homéopathie est considérée comme une médecine douce au même titre que l’acupuncture et la sophrologie, et son remboursement par la Sécurité Sociale a souvent fait polémique. Rappelons par exemple que, dans une déclaration publiée le 28 mars 2019, les académies de médecine et de pharmacie se positionnées déjà en faveur du déremboursement de l’homéopathie.

Suite à l’évaluation menée par sa commission de la transparence, la Haute Autorité de Santé a elle aussi officiellement rendu un avis défavorable au remboursement de l’homéopathie le 28 juin 2019. En cause principalement : l’absence de preuves permettant de conclure à une efficacité suffisante des médicaments homéopathiques.

La décision finale appartient au gouvernement

Maintenant que la commission de la transparence de la HAS a rendu son verdict, la décision de suivre ou non cet avis appartient à la ministre des Solidarités et de la Santé Agnès Buzyn qui s’était récemment engagée à suivre les recommandations de la HAS. Selon elle, un médicament, s’il n’a pas un bénéfice clinique prouvé, n’a pas de raison d’être financé par la collectivité. Le ministère des Solidarités et de la Santé devrait donc prochainement confirmer le déremboursement de l’homéopathie par l’Assurance Maladie.

Une pétition contre le déremboursement de l’homéopathie

Mais cette décision ne plaît pas à tout le monde. En première ligne : les laboratoires qui commercialisent des médicaments homéopathiques remboursés (Boiron, Lehning-Rocal, Weleda), les homéopathes, mais aussi bien sûr les usagers.

Selon un sondage Ipsos réalisé en novembre 2018 auprès de 2000 personnes, 74% des Français sont favorables maintien du remboursement de l’homéopathie.

Une pétition a été lancée, ainsi qu’une campagne médiatique intitulée « Mon homéo, mon choix ». Des manifestations sont également prévues dans les grandes villes de France.

L’homéopathie, toujours remboursée par certaines mutuelles

Si les médicaments homéopathiques à nom commun ne sont plus remboursés par l’Assurance Maladie, les adeptes pourront toujours compter sur leurs complémentaires santé, à condition que celles-ci assurent la prise en charge des médecines douces, et ce n’est pas toujours systématiquement le cas.

Pour bénéficier d’une prise en charge des traitements homéopathiques par sa mutuelle, il faut, dans la plupart des cas, avoir souscrit une option « médecine douce » spécifique. Choisissez bien votre complémentaire santé en fonction de vos besoins grâce à notre outil de comparaison :

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