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Le secret médical ne suffit visiblement pas à rassurer certains patients. 70% d’entre eux auraient déjà menti dans le cadre d’une consultation médicale, selon une étude menée par des chercheurs en sciences sociales du Collège communautaire de Middlesex (Massachusetts, États-Unis) et relayée par Le Figaro. Régime alimentaire, pratique sportive, régularité dans la prise d’un traitement : ces fausses déclarations ou omissions peuvent avoir de fâcheuses conséquences sur le plan médical.

Les patients n’osent pas poser de questions

Environ 4 500 personnes ont été interrogées sur Internet dans le cadre de l’étude publiée dans la revue Jama Medical Education. Elles ont indiqué, pour sept catégories d’informations, si elles avaient déjà menti à leur docteur. « La plupart des personnes interrogées avouent avoir délibérément pratiqué une rétention d’information sur un des sujets au moins », précisent les chercheurs.

Plus d’un tiers des sondés ont ainsi reconnu ne pas avoir exprimé leur désaccord avec le médecin. Un quart des personnes n’ont pas osé dire qu’elles n’avaient pas compris les instructions du praticien. Près d’un patient sur cinq n’a pas suivi correctement son traitement sans le reconnaître lors de la consultation. Enfin, 11% des sondés ont pris des médicaments prescrits à une autre personne en le cachant.

Un comportement risqué

Pour les chercheurs, ce phénomène « peut nuire à la qualité des soins, notamment chez les malades chroniques ». Le docteur Antoine Giacomini, médecin généraliste à Strasbourg cité par Le Figaro, confirme que cette « méconnaissance de certains éléments par le praticien risque de l’amener à une mauvaise orientation de son approche clinique, à une prescription de médicaments en surdosage, voire contre-indiqués, ou encore à faire réaliser des examens complémentaires inutiles ».

Les sondés justifient leur comportement par la crainte « d’être jugés ou sermonnés ». Certains s’inquiètent aussi de passer pour de « mauvais patients » ou estiment que l’information qu’ils pouvaient communiquer est insignifiante. « La propension des patients à mentir, bien connue, ne doit pas effrayer les médecins », précise cependant le docteur Giacomini. Le praticien souligne que certaines disciplines médicales sont davantage concernées comme l’addictologie.

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