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Diagnostiquer le surpoids le plus tôt possible

L’obésité infantile est la conséquence d’un processus s’étalant généralement sur une période assez longue, ce qui la rend d’autant plus difficile à diagnostiquer. Avant de devenir un enfant en surpoids, il est souvent considéré par l’entourage familial comme « bien portant ».

Un outil de contrôle efficace est la courbe de corpulence, l’indice de masse corporelle (IMC) étant plus adapté aux adultes dont la taille ne varie quasiment plus. La courbe de corpulence permet de comparer très facilement l’IMC de votre enfant à celui d’autres enfants du même âge et du même sexe.

Si l’enfant s’écarte trop de la courbe « standard », il est conseillé de consulter son médecin traitant ou un pédiatre. Plus vite les causes du surpoids sont détectées, et plus il est facile de faire redescendre l’enfant à un poids proche de la norme. Rien ne sert toutefois de paniquer si votre enfant prend un peu de poids, car contrairement à l’adulte il va grandir sans obligatoirement grossir en rapport de sa taille.

Une poussée de croissance peut ainsi venir gommer ce que l’on pensait être un surpoids. Cette surveillance associée à des repas variés et équilibrés demeure une excellente manière de prévenir l’obésité infantile.

Instaurer des règles de vie agissant sur plusieurs terrains

Dans la plupart des cas, le surpoids présenté par un enfant est la conséquence d’un apport calorique trop important par rapport aux dépenses d’énergie. Imposer un régime draconien à un enfant en surpoids est une erreur, surtout sans avoir auparavant consulté un spécialiste.

En réagissant le plus tôt possible, on peut profiter de la dynamique de l’organisme lié à la période de croissance. Cette réaction face à un enfant présentant des risques de surpoids passe par l’instauration de quelques règles simples imposées à l’enfant, mais également à son entourage familial afin d’éviter les risques de mimétisme.

Imposer à un enfant une forme d’alimentation stricte alors que le reste de la famille s’alimente sans aucune restriction risque de l’inciter à manger en cachette. Les repas doivent donc être équilibrés en matière d’apport en calories, mais également adaptés aux goûts de l’enfant afin qu’il y trouve un plaisir. Toujours dans le contexte de l’environnement familial, il est recommandé de bannir les « opérations portes ouvertes » du réfrigérateur ainsi que la mise à disposition permanente de bonbons, biscuits et boissons sucrées.

L’activité physique est sans surprise une manière efficace de perdre du poids. Une manière d’inciter l’enfant à faire du sport est de lui donner le temps nécessaire sur cette pratique. Pour cela, rien de mieux que de réduire le temps passé devant la télévision ou l’ordinateur, sources naturelles de grignotage. Comme pour l’alimentation, il ne s’agit pas d’imposer l’activité sportive à la mode ou celle pratiquée par les parents, mais de donner le choix à l’enfant pour qu’il y trouve un réel intérêt.

Les traitements de l’obésité infantile et leur remboursement

  • consulter un pédiatre 

Vous pouvez consulter un pédiatre pour votre enfant jusqu’à ses 16 ans. Le prix de la consultation, comme son remboursement par l’Assurance maladie dépend de son âge. Préférez les pédiatres conventionnés (de secteur 1) ou adhérents aux contrats de soins car leurs consultations sont mieux remboursées. Le tableau qui suit est celui de la Sécurité sociale, disponible sur le site Internet ameli.fr.

Tarifs de consultations des pédiatres pour les enfants de moins de 16 ans (applicables au 8 décembre 2013)
Médecin
consulté
Âge de l’enfant Tarif Base du remboursement Taux du remboursement Montant remboursé
Pédiatre
secteur 1
moins de 2 ans 31,00 € 31,00 € 70 % 23,20 €
Pédiatre
secteur 1
de 2 à 6 ans 31,00 € 31,00 € 70 % 21,70 €
Pédiatre
secteur 1
de 6 à 16 ans 28,00 € 28,00 € 70 % 19,60 €
Pédiatre
adhérant au contrat d’accès aux soins
moins de 2 ans honoraires avec dépassements maîtrisés 31,00 € 70 % 23,20 €
Pédiatre
adhérant au contrat d’accès aux soins
de 2 à 6 ans honoraires avec dépassements maîtrisés 31,00 € 70 % 21,70 €
Pédiatre
adhérant au contrat d’accès aux soins
de 6 à 16 ans honoraires avec dépassements maîtrisés 28,00 € 70 % 19,60 €
Pédiatre
secteur 2
moins de 2 ans honoraires libres 28,00 € 70 % 21,10 €
Pédiatre
secteur 2
de 2 à 6 ans honoraires libres 23,00 € 70 % 16,10 €
Pédiatre
secteur 2
de 6 à 16 ans honoraires libres 23,00 € 70 % 16,10 €
  • consulter un nutritionniste

Une consultation chez un nutritionniste est remboursée à 70% du tarif conventionné, qui est fixé à 25 euros pour le secteur 1.

Que vous consultiez un pédiatre ou un nutritionniste pour votre enfant, voire les deux, gardez en tête qu’une seule consultation n’est pas suffisante mais que la perte de poids de votre enfant s’inscrira sur une durée plus ou moins longue selon ses besoins. Aussi, les dépenses engendrées peuvent vite devenir importantes sur la durée. Si vous disposez d’une complémentaire santé de groupe (aussi appelée mutuelle d’entreprise) sachez que vous pouvez y inscrire votre enfant en tant qu’ayant droit.

Si les remboursements de votre mutuelle d’entreprise ne sont pas assez importants pour le traitement de l’obésité de votre enfant, vous pouvez souscrire une sur-complémentaire qui prendra en charge l’indemnisation des consultations nécessaires.

  • les cures thermales amincissantes

Les cures thermales amincissantes ne sont pas réservées qu’aux adultes. Elles accueillent également les enfants, en général à partir de 8 ans. Massages, jets d’eau, activité physique s’ajoutent à un rééquilibrage alimentaire, mais aussi des ateliers de cuisine pour aider l’enfant à prendre conscience de ce qu’il mange.

La Sécurité sociale peut prendre en charge, au maximum, 70% des soins réalisés pendant la cure sur la base d’un tarif conventionnel fixé à 80 euros pour un médecin thermal conventionné et 6,86 euros pour un médecin non conventionné.

L’hébergement, le transport et les repas restent à votre charge. Aussi il est indispensable de disposer d’une bonne mutuelle pour compenser l’investissement qui sera fait.

Pour obtenir un remboursement de l’Assurance maladie comme de votre complémentaire santé, il faudra obligatoirement suivre le parcours de soins et demander l’accord de votre caisse d’assurance maladie comme de votre complémentaire santé au préalable. La Sécurité sociale ne prend en charge que 18 jours de cure par an.

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