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Le point sur la période pré-Covid

Avant-même l’entrée en confinement de la France, l’endettement des ménages constituait une véritable préoccupation. En effet, et selon les chiffres élaborés par un institut d’études économiques, l’endettement des ménages français approchait dangereusement la barre des 100% du revenu disponible brut, dès la fin de l’année 2019. Autrement dit, une augmentation de 44 points depuis le début des années 2000.

Cette situation « systémique » et les inquiétudes qui en découlent n’ont fait que s’accentuer, avec l’entrée du pays dans le confinement. Le même institut d’études économiques estime ainsi les pertes d’emplois à 900.000 pour l’année 2020, avec une montée du chômage à 11% d’ici à la fin de l’année actuelle – alors qu’il était déjà autour de 7,8% au dernier trimestre 2019.

Pour le directeur de la conjoncture et de la prévision chez Xerfi, Alexandre Mirlicourtois, les choses sont claires : « La trajectoire spécifique de l’endettement des ménages français connaît une véritable dérive, et prend l’apparence d’une authentique bombe à retardement avec l’entrée du pays en période de confinement ». Faut-il y voir nécessairement une corrélation avec la progression à la hausse des taux de crédit à l’habitat ?

Une attitude plus restrictive de la part des banques ?

La hausse des taux de crédit immobilier depuis l’entrée en confinement a créé un vent de panique auprès des professionnels de l’immobilier. Fallait-il y voir de la part des organismes bancaires une attitude préventive, ou au contraire une explication plus « naturelle » ? Rien qu’en France par exemple, les taux sont passés de 1,19% en moyenne pour la période du mois de mars à 1,31% pour le mois suivant.

Face à ce constat, la Banque de France souhaite se montrer rassurante, en expliquant la hausse par la renégociation des contrats. On constate en effet que près de 50% des contrats ont été soumis à cette politique, ceci alors même que la contraction de nouveaux prêts à tendance à se raréfier dans le même temps.

Et pour demain ?

La Banque de France, toujours, estime que les effets du confinement sur l’économie ne sont que temporaires. Bien que la production de crédits nouveaux poursuive une pente descendante pour le mois de mai, les choses devraient revenir à la normale « à partir des chiffres de juillet ». Selon un porte-parole de l’institution, cette reprise ne pourrait intervenir qu’avec la reprise progressive des transactions immobilières. En attendant, et pour limiter les dérives liées à l’augmentation du taux d’intérêt, on peut compter sur le Haut Conseil de stabilité financière qui a su imposer des mesures dès le mois de décembre 2019.

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