MENU

Les honoraires des syndics flambent à Paris (Ile-de-France). Dans une enquête publiée le 20 février dernier, le courtier en syndic Syneval a comparé les prix dans la capitale, en région Ile-de-France et à Lyon (Rhône). Début 2018, les honoraires des syndics ont augmenté en moyenne de +10,2% en l’espace d’une année.

Les petites résidences plus touchées

Les forfaits annuels pratiqués ne dépendent pas de la taille de la communauté. « A Paris, dorénavant le syndic facture au minimum 4 085 euros TTC pour gérer une copropriété contre 3 707 euros en 2017 », précise Syneval. Les petites résidences avec moins de 10 lots subissent de plein fouet cette hausse des prix. Pour 2018, les honoraires de syndic par lot principal atteignent 419 euros à Paris. En 2017, le même service était facturé 374 euros.

Les prix se stabilisent en revanche pour les copropriétés de taille intermédiaire. Pour les communautés de 51 à 100 lots, les prix des syndics n’augmentent que de +2% dans la capitale. Les honoraires accusent une hausse de 4 euros en 2018, c’est-à-dire 221 euros. La capitale tire vers le haut les prix en Ile-de-France. En 2018, la région enregistre une hausse de +7,6%, avec des frais annuels qui passent de 3 166 euros à 3 406 euros.

+20,6% d’augmentation à Lyon

La capitale des Gaules enregistre la plus forte hausse du forfait de base, soit +20,6% entre 2017 et 2018. Les frais de gestion y atteignaient 2 075 euros en 2017, ce tarif atteint 2 503 euros en 2018. « Il s’agit d’un effet rattrapage que l’on constate aussi dans d’autres villes comme Lille (Nord), Toulon (Var) ou Nice (Alpes-Maritimes) », précise Rachid Laaraj, directeur général de Syneval. D’après le courtier, ces hausses seraient imputables à la loi Alur du 1er juillet 2015.

La loi impose un contrat type de syndic qui limite le nombre de prestations facturables. « La multiplication des dispositions obligatoires (immatriculation des copropriétés, fonds travaux, extranet, etc.) et ce, quelle que soit la taille de la copropriété » a augmenté les honoraires pour les petites structures précise Rachid Laaraj. La loi Alur aura aussi stabilisé les tarifs pour les copropriétés de plus de 50 lots « en imposant une mise en concurrence obligatoire du mandat de syndic tous les 3 ans ».

Faire une demande en ligne

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

    Faire une demande en ligne