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La hausse des prix dans l’immobilier ancien continue de ralentir en France, selon le dernier baromètre LPI-Se Loger publié le 24 juillet. La tendance est passée d’une hausse annuelle de 4,6 % à l’été 2017 à une augmentation de « seulement » 4 %. « En dépit de conditions de crédit toujours plus avantageuses, le surcoût n’a pas pu être totalement compensé d’où une demande qui s’étiole petit à petit » explique Michel Mouillart, porte-parole du baromètre. À tel point que « dans près de la moitié des villes de plus de 100 000 habitants, les prix signés baissent ».

Suppression des aides

En France, un logement dans l’ancien coûte aux environs de 3 640 euros/m². À noter que ce sont dans les villes où l’immobilier est accessible (moins de 1 700 euros/m²) que le recul des prix est le plus fréquent. À l’origine de cette tendance, « une demande budgétairement fragile et impactée par la suppression des aides personnelles », analyse Michel Mouillard.

Les baisses les plus importantes se situent à Saint-Nazaire avec un prix au mètre carré de 1 381 euros, suivie de Perpignan (1 479 euros), Bourges (1 511 euros), Calais (1 572 euros) et Troyes (1 574 euros). Au contraire, l’immobilier dans les grandes villes est toujours sous le coup d’une tendance à la hausse qui se reporte sur les villes alentour.

Bordeaux toujours en hausse

Si les métropoles de Brest, Rouen ou Nancy bénéficient encore de prix au mètre carré attractifs, ce n’est plus le cas ailleurs. Sur un an, les prix ont augmenté de 12,5 % à Bordeaux où un appartement se négocie 4 055 euros/m² et de 12,7 % pour l’achat d’une maison (4 313 euros au m²). Dans la métropole de Nantes, les prix ont augmenté de 7,4 % pour les appartements et 6,3 % pour les maisons. À Nice, le prix d’une maison a grimpé de 6,3 % pour flirter avec ceux pratiqués dans la métropole du Grand Paris.

Il reste toutefois des régions où l’on peut négocier le bien immobilier convoité. Dans la région Centre, un vendeur peut lâcher jusqu’à 10,5 % du prix demandé. En Champagne-Ardenne, où la demande s’est tassée, la marge de négociation dépasse également 5 %. À l’inverse, elle reste faible en Ile-de-France, Rhône-Alpes et Languedoc-Roussillon. Mais c’est en Auvergne où les acheteurs ont le moins à négocier.

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