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Les trois années de hausse touchent à leur fin. Les prix de l’immobilier dans le neuf et l’ancien se stabiliseront à partir de 2019. C’est la conclusion d’une étude publiée le 30 janvier dernier par le cabinet Xerfi. En 2017, le secteur aura comptabilisé plus d’1 million de transactions (+14,5%) et des prix en hausse de +3,7% au niveau national.

Moins d’aides du gouvernement

Les experts ne prévoient pas de rupture nette. Le marché devrait connaître « un atterrissage en douceur » courant 2018. La remontée des taux de crédits à l’habitat provoquera la baisse des ventes dans l’ancien (-1,6%) et le ralentissement de la hausse des prix (+3%). En 2019, les ventes devraient encore baisser (-1,9%) avec des prix qui se stabilisent (+1,7%). La nouvelle politique de l’Etat devrait moins encourager l’accession à la propriété.

Réduction du soutien aux bailleurs sociaux, modification du prêt à taux zéro (PTZ) et du dispositif Pinel « censé rester en vigueur jusqu’en 2021 »… Le gouvernement va limiter les dispositifs d’aides immobilières pour les particuliers. « Les pouvoirs publics souhaitent réorienter l’épargne des Français vers l’économie réelle, c’est le sens de la mise en place de l’impôt sur la fortune immobilière (IFI) », souligne Vincent Desruelles, analyste chez Xerfi.

Conséquences sur le marché du neuf

Le gouvernement souhaite construire davantage, mais moins cher. Seule solution, limiter les aides financières directes et privilégier les simplifications administratives. Cette politique devrait aussi se répercuter sur le marché du neuf. L’année 2017 a enregistré une hausse de +15,6% des acquisitions dans ce secteur. Ce chiffre devrait nettement fléchir, pour tomber à +1% en 2018. Xerfi table sur un recul de -2,3% des mises en chantier en 2019.

Dans le prolongement de cette tendance, les ventes devraient diminuer de -2,7% cette année-là. Mauvaise nouvelle pour les acheteurs, inutile d’espérer corriger le tir en se tournant vers les banques pour obtenir un coup de pouce. « Compte tenu du niveau plancher des taux d’intérêt, il y a fort à parier qu’ils se stabiliseront ou remonteront. D’ailleurs, les flux de crédits nouveaux commencent déjà à ralentir », analyse Vincent Desruelles.

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