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Les premières stations de métro du Grand Paris Express (GPE) ouvriront en 2020 ou 2021. Mais certaines villes d’Île-de-France ressentent déjà les effets de cet immense projet sur leur marché immobilier, rapporte une étude du réseau d’agences Guy Hocquet relayée par Le Parisien. Depuis quatre ans, le professionnel de l’immobilier évalue l’impact du Grand Paris sur plus d’une vingtaine de communes d’Île-de-France.

Issy-les-Moulineaux, grande gagnante

Ainsi, la ville qui profite au maximum du Grand Paris est incontestablement Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine), qui combine trois facteurs déterminants : des prix en forte augmentation (+19% en un an), un prix au mètre carré de 8 621 euros et un délai de vente de seulement 29 jours. « Issy-les-Moulineaux aspire les habitants du XVe qui ne peuvent y acquérir un bien », souligne Fabrice Abraham, directeur général du réseau Guy Hocquet, cité par le quotidien.

D’autres villes font partie des grandes gagnantes. C’est le cas de Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis) qui sera la première à inaugurer son métro. Elle a vu ses prix grimper de 18% en un an et affiche le deuxième meilleur délai de vente (40 jours). Le marché des Lilas (+12% en un an) ou de Saint-Denis (+7%) a également été dynamisé par l’arrivée prochaine du GPE.

Plusieurs villes à la traîne

Aux côtés de ces habitués du classement, d’autres villes font leur entrée au palmarès. Elles « s’imposent comme celles sur lesquelles il va falloir miser à l’avenir », souligne l’étude. Il s’agit de Clamart (Hauts-de-Seine, +20 % en un an, le record), Drancy (Seine-Saint-Denis, +17 %), Nanterre (Hauts-de-Seine, +17 %), Athis-Mons (Essonne, +15 %) et Aubervilliers (Seine-Saint-Denis, +11 %). Dans ces villes, les prix augmentent, la demande progresse et les délais raccourcissent.

A l’inverse, plusieurs communes franciliennes semblent laisser passer le train du « supermétro », comme Bagneux (Hauts-de-Seine, -3%), Viry-Châtillon (Essonne, -4%), Chaville (Hauts-de-Seine, -6%), ou encore Rueil-Malmaison (Hauts-de-Seine, -10%). Même si, pour les deux dernières citées, il s’agit d’un rééquilibrage suite à de fortes augmentations ces dernières années, pointe l’étude.

Enfin, dans d’autres villes, le GPE n’a eu aucun impact, comme à Vanves (Hauts-de-Seine), à Argenteuil (Val-d’Oise) et Sevran en Seine-Saint-Denis où les prix stagnent. Pour la plupart, l’arrivée du métro n’est pas prévue avant une dizaine d’années, ce qui explique en partie ce phénomène.

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