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L’accès à la propriété devient de plus en plus difficile pour les ménages modestes. C’est la conclusion de l’étude « Les revenus et le patrimoine des ménages » publiée ce lundi 5 juin par l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee). L’accès à la propriété se restreint aux catégories sociales supérieures.

Un couple aisé avec enfants

L’Insee a étudié le profil des accédants récents, c’est-à-dire les ménages devenus propriétaires au cours des cinq dernières années. En 2015, ces acquéreurs récents comptaient 28% de cadres et professions intellectuelles supérieures. Cette catégorie ne représente pourtant que 18% de la population totale. « L’accession à la propriété et à la résidence principale est ainsi ­particulièrement discriminante », analysent les auteures Aline Ferrante et Rosalinda Solotareff.

Les accédants de 2015 disposent de 265 000 euros bruts de patrimoine. C’est un montant assez proche de celui des propriétaires sans emprunt (285 600 euros). Leur niveau de vie moyen atteint 24 500 euros par an. Les ménages qui accèdent la propriété sont plutôt des jeunes trentenaires. Un ménage sur deux (49%) qui accède à la propriété se compose d’un couple avec enfants. Un ménage acquéreur sur quatre (25%) a aussi choisi sa résidence principale dans une commune rurale.

Aides pour ménages modestes

Entre 2000 et 2010, la hausse des prix de l’immobilier explique le recul des ménages les plus modestes. Depuis 2010, les banques ont assoupli les conditions d’accès au crédit. Dans le même temps, les acheteurs plus modestes ont pu compter sur les aides de l’Etat. Les dispositifs de soutien à la demande, comme le prêt à taux zéro (PTZ) ou le dispositif Pinel, « ont, semble‑t‑il, contribué à solvabiliser les ménages à bas revenu ».

Les plus pauvres « reviennent partiellement vers l’achat en 2015 ». En revanche, les chômeurs s’en éloignent. Entre 2004 et 2010, la probabilité d’achat a augmenté pour les ménages dont au moins l’un des membres était au chômage. Ce n’est plus le cas désormais, cette probabilité « a été divisée par deux entre 2010 et 2015 pour atteindre 13 %, soit un niveau près de deux fois inférieur à celui du profil de référence (couple de trentenaires aisés évoqué plus haut, NDLR) », précise l’Insee.

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