MENU

L’immobilier ancien en France se porte comme un charme. Avec 952 000 logements vendus entre janvier et fin septembre dernier, le marché enregistre une hausse de 15,5% sur un an. Ce volume d’affaires s’accompagne d’une augmentation des prix, d’après le bilan annuel de l’Institut notarial de droit immobilier publié ce mercredi.

Les acheteurs veulent profiter de taux bas

« Il est probable qu’on atteigne le seuil symbolique du million de ventes cette année » a précisé Thierry Thomas, président de l’Institut. Au troisième trimestre 2017, le prix des appartements a bondi de 5,1% en un an. Dans le même temps, celui des maisons a gagné 3,1% rapporte Challenges. Ces hausses reflètent « la reprise économique et (le) fait que vendeurs comme acquéreurs n’attendent plus, car ils veulent profiter de la baisse des taux d’intérêt » précise Thierry Thomas.

Les prix ont augmenté sur presque tout le territoire, mais pas dans les mêmes proportions. Bordeaux (Gironde) connaît les plus fortes progressions, avec des appartements à 3 590 euros le mètre carré (12,1% en un an). La ville partage la tête du classement des villes les plus chères de France avec Nice (Alpes-Maritimes). Elles sont suivies par Lyon (Rhône), Lille (Nord) et Nantes (Loire-Atlantique) qui connaissent aussi des hausses sensibles.

Une baisse prévue début 2018… sauf à Paris

Certains territoires restent à l’écart de cette tendance générale à la hausse. Les prix de l’immobilier ancien ont ainsi chuté à Dijon (Côte-d’Or), Saint-Étienne (Loire) et Le Havre (Seine-Maritime). Dans le port normand, la baisse atteint 3,8% rapporte Le Parisien. Du reste, les projections élaborées à partir des avant-contrats laissent présager une baisse moyenne des prix au dernier trimestre 2017 et pour début 2018.

En attendant, le mètre carré des appartements anciens se négocie 8 940 euros à Paris (Ile-de-France). Cela représentait une hausse de 7,8% sur un an au troisième trimestre. En janvier 2018, le mètre carré parisien devrait atteindre 9 190 euros, soit près de 2,8% d’augmentation. Les notaires craignent le retour des Français installés à Londres (Royaume-Uni) après le Brexit. Leur fort pouvoir d’achat ferait « flamber les prix du segment le plus convoité, celui des 5 pièces et plus » explique Thierry Thomas.

Faire une demande en ligne

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

    Faire une demande en ligne