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Le calme s’est abattu sur le marché des prêts immobiliers. Les établissements bancaires continuent de proposer des taux d’emprunt très bas, rapporte Les Echos. En mars dernier, toutes durées de prêt confondues, le taux moyen s’établissait à 1,49 % (hors assurance et coût des sûretés), indique l’Observatoire du Crédit Logement /CSA ce mardi 17 avril.

Les taux diminuent depuis l’été dernier

Ce taux a légèrement augmenté depuis février dernier (1,47%). Il reste toutefois stable depuis le début de l’année, note cBanque. Dans le détail, le taux fixe s’établit à 1,29% pour les prêts sur 15 ans. Il atteint à 1,46% pour les crédits sur 20 ans. Le taux fixe monte jusqu’à 1,73% pour les emprunts sur 25 ans. « Depuis la fin de l’été 2017, les taux diminuent doucement, de l’ordre de 1 point de base chaque mois », constate l’Observatoire Crédit Logement.

En mars 2018, « ils ont retrouvé leur niveau de la fin de l’hiver 2017, en dépit de l’allongement de la durée des crédits accordés », indique l’Observatoire. Ces taux avantageux reflètent notamment la concurrence entre les banques. Par ailleurs, les Obligations Assimilables du Trésor (OAT) à 10 ans affichaient en mars dernier un taux inférieur à celui de l’année précédente à la même période. Immoweek évoque aussi l’abondance de liquidités et les conditions de refinancement des banques.

Le risque d’exclusion guette les ménages modestes

Pour 2018, les perspectives sont bonnes. La hausse des taux de crédit devrait rester lente et progressive jusqu’en 2020. L’Observatoire du Crédit Logement/CSA appuie ses conclusions sur le rythme de l’inflation, mais aussi sur la politique très accommodante de la BCE. Les taux de crédits immobiliers « ne devraient progresser que modérément en 2018 et terminer l’année entre 1,65% et 1,70% au maximum », estime l’Observatoire.

Si les taux ne s’envolent pas, le marché du crédit commence toutefois à s’essouffler. « La dégradation de la solvabilité due à la hausse des prix constatée depuis 6 mois a été 4 fois plus forte que ce que la seule baisse des taux aurait pu absorber », note l’Observatoire. Les prix de l’immobilier devraient continuer à augmenter. Cette tendance pourrait à terme exclure les ménages les plus modestes de l’accession à la propriété immobilière.

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